jeudi 31 janvier 2008

John Kerry

Le grand-père paternel de John Kerry, Frederick Kerry (né Fritz Köhn) est d'origine austro-hongroise. Né à Horni Benesov en Autriche-Hongrie, il grandit à Mödling (une petite ville près de Vienne en Autriche). Sa grand-mère paternelle, Ida Loewe, naît à Budapest en Hongrie. Tous deux d'origine juive, Fritz et Ida se convertissent au catholicisme en 1901, changent leur nom en Kerry et quittent l'Europe en 1905. John Kerry n'apprit que tard la véritable identité de son grand-père. Frederick et sa femme élèvent leurs enfants, dont Richard, le père de John Kerry, dans la religion catholique.

Le père de John Kerry naît en 1915 au Massachusetts. Avocat, il travaille entre autres pour le département d'État des États-Unis. Pendant la Seconde Guerre mondiale Richard Kerry était pilote d'essai dans l'Army Air Corps. La mère de John, Rosemary Forbes Kerry, est née à Paris de parents américains. Elle a grandi en France, et la famille Forbes possède toujours une maison en Bretagne. Richard rencontre Rosemary alors qu'il visite Saint-Briac en 1937.

Le grand-père maternel de John Kerry, James Grant Forbes, naît à Shanghaï en Chine, où la famille Forbes a construit sa fortune dans l'opium et les échanges avec la Chine.

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Kerry#Biographie

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PS: Kerry est un LACHE!

LE MONDE | 12.02.08 |

Il y a quatre ans, John Kerry, candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis contre George Bush, faisait semblant de ne pas comprendre le français. "Qu'est-ce que ça veut dire ?", demandait-il, en anglais, devant la caméra de CNN, quand un maître d'hôtel lui souhaitait "bon appétit" dans un restaurant français de Washington.

Pourtant Kerry, quand il était adolescent, passait des vacances dans la propriété de ses grands-parents, à Saint-Briac, en Bretagne, où il faisait du bateau avec son cousin, Brice Lalonde, futur animateur des écologistes. Il parle le français couramment. Mais, lors de la dernière élection présidentielle, la droite américaine attisait les sentiments antifrançais, après la querelle entre les deux pays au sujet de l'Irak. C'était l'époque où, à la demande d'un groupe de députés républicains, les frites, appelées là-bas "françaises" – "French fries" – avaient été rebaptisées "freedom fries", "frites de la liberté", sur le menu de la cantine du Congrès.

mercredi 30 janvier 2008

40% des américains sont-ils stupides?

La Presse-Los Angeles

L'évolution des espèces n'est pas une simple hypothèse, mais bien une loi scientifique incontournable qui doit être enseignée comme telle à l'école publique, soutient un groupe de scientifiques américains.


Alarmés par la popularité des idées créationnistes, selon lesquelles Dieu a créé l'homme à son image il y a 6000 ans, les scientifiques sortent de leur mutisme et affirment haut et fort que les travaux de Darwin sont les seuls reconnus par la science.

Réunis sous l'égide de l'Académie nationale des sciences et de l'Institut de la médecine, ils publient ce mois-ci Science, évolution et créationnisme, un manuel scolaire destiné à répondre aux ténors du créationnisme.

Le moment semble bien choisi. Tout récemment, le candidat à l'investiture républicaine Mike Huckabee a défrayé la chronique après avoir rejeté l'évolution dans un débat télévisé. «Je crois que Dieu a créé l'homme, que nous ne sommes pas tels que nous sommes aujourd'hui par accident», a-t-il dit.

Un sondage mené l'an dernier montre que 40 % des Américains sont favorables aux idées avancées par les créationnistes. Un nombre équivalent y est défavorable.


Pour Maureen O'Leary, porte-parole de l'Académie nationale des sciences, la réponse du candidat républicain n'est que la dernière manifestation des idées créationnistes, qui a notamment reçu l'imprimatur du président George W. Bush.

«Le public doute de l'importance de l'évolution, et c'est notre rôle de répondre à ces inquiétudes, dit-elle. Il est important de faire comprendre aux élèves que la science n'est pas en conflit avec la religion. On peut croire en Dieu et aussi croire en l'évolution des espèces. Beaucoup de leaders religieux, comme Jean-Paul II par exemple, l'ont affirmé au fil des ans.»

Disponible gratuitement sur l'internet, le livre de 70 pages cherche à faire comprendre aux élèves l'importance de l'évolution dans la pensée scientifique.

En introduction, on peut lire : «Comment la vie sur terre a-t-elle évolué ? La réponse à cette question peut nous aider à comprendre notre passé et à préparer notre avenir. Bien que l'évolution nous donne des réponses crédibles et fiables, plusieurs personnes tournent le dos à la science et choisissent d'autres explications avec lesquelles elles sont plus à l'aise.»

Les auteurs ajoutent aussi que «la pensée critique ne signifie pas que toutes les critiques sont également valides. La pensée critique doit se baser sur la raison. Une discussion sur les sujets controversés ne signifie pas qu'il faille donner un poids égal aux idées qui ne sont pas fondées sur la pensée rationnelle, sur les faits.»


Les auteurs citent notamment la découverte, en 2004, d'un poisson fossilisé présentant des caractéristiques «intermédiaires». Vieux de 375 millions d'années, ce fossile trouvé dans l'Arctique possédait quatre nageoires surdéveloppées qui lui permettaient de se mouvoir dans les zones sèches ou marécageuses. Ce spécimen a été identifié par les scientifiques comme étant le lien manquant permettant d'expliquer l'évolution de la vie aquatique à la vie sur la terre ferme.

Pour Mme O'Leary, cette découverte vient confirmer, une fois de plus, que Darwin avait raison. «L'évolution nous permet non seulement d'expliquer la biodiversité sur terre, elle nous aide à prédire les découvertes que nous sommes susceptibles de faire dans le futur. C'est un outil indispensable pour comprendre qui nous sommes aujourd'hui.»



Le livre Science, évolution et créationnisme (uniquement en anglais) peut être téléchargé gratuitement en format PDF au www.nap.edu/sec

Jean, Denim

Denim as used for blue jeans, with a copper rivet to strengthen the pocket. Denim, in American usage since the late eighteenth century, denotes a rugged cotton twill textile, in which the weft passes under two (twi- "double") or more warp fibers, producing the familiar diagonal ribbing identifiable on the reverse of the fabric, which distinguishes denim from cotton duck. The word comes from the name of a sturdy fabric called serge, originally made in Nimes, France, by the Andre family. Originally called serge de Nimes, the name was soon shortened to denim. Denim was traditionally colored blue with indigo dye to make blue "jeans," though "jean" then denoted a different, lighter cotton textile; the contemporary use of jean comes from the French word for Genoa, Italy (Gênes), where the first denim trousers were made.

http://en.wikipedia.org/wiki/Denim

Aux origines du Denim:

http://www.france24.com/fr/20090309-arts-vivre-origine-jeans-denim-nimes-toile

Is it easier for an actor to get a U.S. work visa than, say, a dishwasher?

By JOHN ROGERS, Associated Press Writer




LOS ANGELES - He died thousands of miles from home, but like hundreds of other entertainers who came before him, Heath Ledger had left his native land to carve out a career in Hollywood.

In doing so, the Australian-born actor, who died last week in New York City of still-undetermined causes, joined a long list of expatriate entertainers that includes Spain's Antonio Banderas, Canada's Mike Myers and even the man who paid tribute to Ledger at Sunday's Screen Actors Guild Awards, the Englishman Daniel Day-Lewis.

With immigration as a hot-button issue in an election year, the internationalization of Hollywood — nine of the 20 acting or supporting Oscar nominations this year went to foreign-born movie stars — begs the question: Is it easier for an actor to get a U.S. work visa than, say, a dishwasher?

"It is and it isn't," said immigration lawyer Mark Ivener, who has handled work permit and residency applications for numerous entertainers, including Ledger.

While English skills and hailing from a favored nation can certainly help, it turns out that star power helps grease the skids with government officials, too.

"It is easier if you are well-known," said Ivener. "Then you don't have to go through the labor certification process where you have to demonstrate to the Department of Labor that you won't be taking away a job from an American."

But for a struggling actor who's been waiting tables in London or Mexico City and would rather sling hash in Hollywood, the process is just as hard as it is for anyone else, say Ivener and others.

There are other criteria: Immigration lawyers say whether you're a scientist or a wannabe entertainer, it's definitely a drawback to be from a country on a terrorist watch list, or one that's predominantly Muslim, for that matter.

"That's still considered — unfortunately," said Kathleen Walker, president of the American Immigration Lawyers Association. Just being born in a country like Iran, Sudan, Cuba or North Korea, she said, leaves any person open to extra scrutiny.

"Which I don't believe in," she added. "If I were born in Iran but have never been in Iran since my birth, I'm still subject to additional screening."

And it can't hurt to be from an English-speaking country like Australia, England or Canada — most roles still go to fluent English speakers, after all, the immigration lawyers say.

All the same, Hollywood seems to be making way for an ever widening variety of foreign-born entertainers, from Jackie Chan of Hong Kong and Salma Hayek of Mexico to relative newcomers (and current Oscar nominees) Marion Cotillard of France and Saoirse Ronan of Ireland.

And it's one thing to come to America to shoot and promote a movie. Turning that success into a full-time residence in Beverly Hills? That's a little more complicated.

"There are really only two major ways people can come here permanently. They have to be sponsored by family or by a job," said Marie Sebrechts, a spokeswoman for U.S. Citizenship and Immigration Services.

In the case of actors, musicians or athletes, they are usually sponsored by the studio, record label or sports team that employs them.

"I got my green card through Motown," said Canadian-born comedian Tommy Chong, adding that the record label sponsored him after signing his band the Vancouvers to its label in the 1960s and producing its hit record, "Does Your Mama Know About Me." After the label dropped the group, Chong went on to fame as part of Cheech and Chong and eventually became a U.S. citizen.

Ledger became a star in Australian TV and films before he came to the United States. When a studio wanted him for a U.S. film it enlisted Ivener's help in getting him a nonresident work visa.

Ivener also helped British actor Anthony Hopkins obtain a visa and eventually U.S. citizenship after the actor came to the United States following stardom in Great Britain.

The key to success in these and other cases, say immigration lawyers, is in gaining enough attention somewhere else to attract a major studio or record label in the U.S. as a sponsor.

"It's kind of a corny analogy. But you know how banks only lend money to rich people?" said immigration lawyer Bernie Wolfsdorf. "It's the same framework with immigration. The top people can get the visas, and the wannabes and the up-and-comings not so much."

Although U.S. Citizenship and Immigration Services sets aside separate categories for actors, athletes and other entertainers who want to work in the United States, to have the best chance of receiving a visa one must also demonstrate "extraordinary ability."

"I had to amass all my gold albums and have photographs taken of them and get records of all the recorded events I'd played at and the amount of tours I'd done and the amount of money I'd made," said Keith Emerson of the British rock group Emerson, Lake and Palmer.

Soon after arriving in the United States nearly 13 years ago, Emerson said, he began to bump into other British musicians around Los Angeles who had gone through the same experience.

"We've formed a band called the Aliens of Extraordinary Ability, just to get together and jam," he said.

Meanwhile, the pull of the United States on foreign entertainers is simple, says Chong: It's the big time.

"That's the dream, if you're from another country, to come to the States," he said. "It was my dream since childhood."

dimanche 27 janvier 2008

March of the Penguins

March of the Penguins (French: La Marche de l'empereur; literally The Emperor's March) is a commercially and critically successful French nature documentary film which won the Academy Award for Best Documentary Feature. It was directed and co-written by Luc Jacquet, and co-produced by Bonne Pioche and the National Geographic Society.
It took one year to shoot the movie, which was filmed around the French scientific base of Dumont d'Urville in Adélie Land.
The original French language release features dialog "dubbed" as if it were spoken by the penguins themselves.
The English language release was given a more straightforward narration by American actor Morgan Freeman.

http://en.wikipedia.org/wiki/March_of_the_Penguins

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The only thing i didn't like (in the french version) was the boring music by emilie simon. Fortunately it has been recorded in a studio, the penguins didn't have to suffer that...

vendredi 25 janvier 2008

Stephen Colbert

Stephen Colbert est de descendance irlandaise. Son nom de famille toutefois est d'origine germanique, Coldberht (cold = froid + berht = brillant), le patronyme peut aussi correspondre à l'ancien français collibert, collivert, colvert (= serf, puis homme de basse condition). C'est dans la Somme et la Marne qu'il est le plus fréquent.
Au sein de sa famille son nom se prononce « Col-burt » , mais son père voulait qu’on le prononce « Col-bère », acceptant « col-burt » seulement par respect pour son propre père. A cause de cela, James Colbert donna la possibilité à ses enfants de choisir la prononciation qu’ils souhaitaient. Stephen Colbert utilisera la prononciation « Col-bare » plus tard lorsqu’il sera transféré à l’Université Northwestern, se donnant ainsi la possibilité de se réinventer dans un nouvel endroit où personne ne le connaissait.

La jeunesse française de Mitt Romney

La jeunesse française de Mitt Romney

Mitt Romney, 60 ans, ex-gouverneur républicain du Massachusetts, est un candidat sérieux à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle américaine. Sa foi mormone fait débat dans la campagne... Une ferveur qui l'a conduit, dans les années 1960, à partir pour la France en tant que missionnaire au sein de la communauté mormone de Bordeaux.

Retour en images sur ces années françaises.

mercredi 23 janvier 2008

Les «mensonges» de Bush avant la guerre en Irak compilés

Agence France-Presse

Deux organisations américaines indépendantes ont rendu publique mercredi une étude intitulée «faux prétextes» compilant les fausses déclarations du président Bush et de ses proches collaborateurs entre 2001 et 2003 sur le danger que représentait l'Irak.


«Une étude complète montre que les déclarations ont fait partie d'une campagne orchestrée qui a effectivement galvanisé l'opinion publique et conduit le pays à la guerre sur la base de déclarations résolument fausses», estiment les auteurs de l'étude, membres du Center for public integrity et du Fund for independence in journalism.

«Le président Bush et sept hauts responsables de l'administration, dont le vice-président Dick Cheney, la conseillère à la sécurité nationale Condoleezza Rice, et le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld ont fait au moins 935 fausses déclarations dans les deux années après le 11 septembre 2001 sur la menace que présentait l'Irak de Saddam Hussein pour la sécurité nationale», écrivent les auteurs qui ont passé au crible des centaines d'interventions publiques de hauts-responsables du gouvernement.

Pendant les deux années précédant le début de l'intervention américaine en Irak, en mars 2003, «à 532 reprises (discours, point-presse, interviews, etc.), Bush et le secrétaire d'État Colin Powell, le secrétaire à la Défense adjoint Paul Wolfowitz et les porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleisher et Scott McClellan ont affirmé de manière erronée que l'Irak avait des armes de destructions massives (ou qu'ils essayaient d'en produire ou d'en obtenir) et des liens avec Al-Qaeda, ou les deux», écrivent les auteurs.

L'étude cite un discours de Dick Cheney en août 2002 au cours duquel il assure: il «n'y a pas de doute que Saddam Hussein a maintenant des armes de destruction massive». Mais selon le directeur de la CIA d'alors, George Tenet, ces affirmations allaient largement au delà des évaluations de l'agence de renseignement.

lundi 21 janvier 2008

Le déclin de l'empire américain

Niall Ferguson prédit le déclin de l'empire américain

L'historien britannique Niall Ferguson analyse dans une interview réalisée par Andy Robinson les menaces économiques qui pèsent sur les Etats-Unis. "Ils sont devenus les principaux débiteurs dans le monde et dépendent d'une quantité colossale de capitaux étrangers pour se financer. Il suffit de regarder comment les banques de Wall Street cherchent des injections de capitaux grâce aux fonds souverains d'Asie ou du Moyen-Orient. Cela va considérablement réduire la marge de manoeuvre des Etats-Unis dans ces régions. Nous sommes en train de vivre une transition subtile entre la dépendance financière et géopolitique. Historiquement, quand il y a des conflits politiques entre un débiteur et son créditeur, c'est celui qui octroie le crédit qui a le dernier mot. (...) L'actif principal des Etats-Unis consistait à être le meilleur endroit de la planète pour faire des affaires. S'ils perdent cela, on ne peut envisager que leur déclin à long terme."

La Vanguardia

dimanche 20 janvier 2008

Enseignement supérieur américain

« Et si l'on fait référence aux plus prestigieuses institutions américaines, que l'on mette leurs budgets et leurs résultats en relation avec leurs véritables équivalents français, Ecole normale supérieure ou Polytechnique, l'on verra que ces dernières coûtent bien moins cher. L'afflux des “cerveaux” aux Etats-Unis, si souvent déploré, révèle surtout les faiblesses de l'enseignement supérieur américain, incapable de former ses propres cadres dans nombre de domaines scientifiques, et contraint de les acquérir à l'étranger, en Chine, en Inde… ou en France. » (SOURCE : Pierre Gervais, maître de conférences en histoire américaine, université Paris-VIII, « Le Monde » du 27/12/07.)

Les américains ont tout inventé...

Les français étaient seulement légèrement en avance sur 2 ou 3 petites choses...

Voiture?

N'importe quel américain vous expliquera doctement que l'on doit l'invention de la voiture à Henry (pro-hitler) Ford (C'est le 16 juin 1903, qu'Henry Ford créa la Ford Motor Company:

-Si l'on s'en tient à l'étymologie du mot automobile, « qui se meut par soi-même », c'est le fardier de Cugnot qui, le premier, remplit cette condition. Dès 1769, le Français Joseph Cugnot présente son "fardier à vapeur", un chariot propulsé par une chaudière à vapeur. C'est le premier engin à vapeur auto-propulsé et était destiné à déplacer de lourds canons. Il atteint une vitesse de 4 km/h pour une autonomie moyenne de 15 minutes.



http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Cugnot

Egalement:

Les véhicules De Dion-Bouton sont à vapeur, le tricycle de 1883 est suivi un an plus tard par le premier tracteur routier pour semi-remorque. En 1894, le comte de Dion fera sensation en s'installant à l'arrière d'une calèche tirée par l'un de ses tracteurs entre Paris et Rouen. Les quadricycles, chariots, tracteurs et omnibus à vapeur seront fabriqués jusqu'en 1904.


En 1895, l'entreprise s'intéressa aux moteurs à essence, avec l'installation d'un monocylindre à grande vitesse de rotation (grâce au distributeur de Carli et Basset) équipé de l'un des premiers allumages électriques sur un tricycle et en 1899, sur le vis à vis appelé la petite voiture.
En 1900, De Dion-Bouton est le plus grand fabricant d'automobiles du monde.

http://fr.wikipedia.org/wiki/De_Dion-Bouton

Dessin animé, animation? Disney?

Charles-Émile Reynaud (December 8, 1844–January 9, 1918) was a French science teacher, responsible for the first animated films.

Reynaud created the Praxinoscope in 1877 and the Théâtre Optique in December 1888, and on October 28, 1892 he projected the first animated film, Pauvre Pierrot, at the Musée Grévin in Paris.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Reynaud

French cartoonist and animator Émile Cohl is often referred to as “the father of the animated cartoon. Between February and May 1908, Cohl created Fantasmagorie:



http://www.brainpickings.org/index.php/2011/07/05/animation-pioneers/


Avion? Wright brothers?

-Le mot avion (du latin avis, oiseau) a été employé pour la première fois par Gabriel de La Landelle, en 1863, dans un compte-rendu des tentatives d'envol de Jean-Marie Le Bris pour désigner un objet plus lourd que l'air capable de s'envoler par ses propres moyens.
Le terme est ensuite repris en 1875 par Clément Ader puis breveté par ce dernier. C'est ainsi qu'il a appelé l'appareil baptisé Éole, avec lequel il décolle le 9 octobre 1890 puis rase le sol sur 50 mètres à 20 cm au-dessus de la piste.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Avion#.C3.89tymologie_et_histoire

(...) he turned to mechanical flight and concentrated much time and money on it until the end of his life. Using the studies of Louis Pierre Mouillard (1834-1837) on the flight of birds, he constructed his first flying machine in 1886, the Éole. It was a bat-like design run by a lightweight steam engine of his own invention (4 cylinders developing 20 horsepower (15 kW). The weight was no more than 7 pounds per horsepower (4 g/W)), and it drove a four-blade propeller. The wings, with a span of 14 yards, were equipped with a system of warping and all together weighed 650 pounds (300 kg). On October 9, 1890, Ader attempted a flight of the Éole, which succeeded in taking off and flying a distance of approximately 50m. This was the first self-propelled flight in history, 13 years before the Wright Brothers.

http://en.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_Ader

Hélicoptère

Le premier vol d’un hélicoptère est considéré comme celui de Louis Charles Breguet à bord du Bréguet-Richet n°1, le 29 septembre 1907. Cet hélicoptère, retenu par des cordages, d’une masse de 578 kg, équipé d’un moteur Antoinette de 35 kW qui entraîne quatre rotors bipales, est capable de soulever son pilote à une hauteur de 0,60 m pendant 1 minute.

Le début de la Première Guerre mondiale voit l’arrêt des expérimentations qui ne reprendront qu’avec des succès limités alors que l’aviation se développe bien plus rapidement. Ainsi Étienne Œhmichen, France, réalise en 1924 un vol d'1 km sur un parcours triangulaire en circuit fermé avec un hélicoptère quadri-rotors et George de Bothezat

La grande avancée significative se produisit en 1907, année du premier vrai décollage au monde. Il aurait réussi, en Normandie à Coquainvilliers, près de Lisieux. Cet engin de 203 kilos est inventé et piloté par Paul Cornu. Pour la première fois, une machine plus lourde que l'air s'est affranchie du sol sans élan avec un homme à bord. Cette date du 13 novembre 1907 est citée dans toutes les histoires de l'aviation, comme étant celle du premier vol libre d'un hélicoptère avec son pilote. D'autres essais significatifs d'hélicoptères emportant un homme sont réalisés la même année, par Louis Breguet et Charles Richet à Douai. C'est également l'époque des essais de Maurice Léger.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27h%C3%A9licopt%C3%A8re_et_des_voilures_tournantes#Pr.C3.A9curseurs


Photographie? Kodak?

-Joseph Nicéphore Niépce, un inventeur de Chalon-sur-Saône, la première photographie représente une aile de sa propriété à Saint-Loup-de-Varennes (Saône-et-Loire). Si on regarde bien cette image, on remarque son éclairage particulier. En effet, la pose a duré plusieurs heures. Le soleil a éclairé le mur de droite puis celui de gauche plus tard dans la journée.
Nicéphore meurt en 1833 et Louis Jacques Mandé Daguerre poursuit l'amélioration du procédé. En découvrant le principe du développement de l'image latente, Daguerre trouve le moyen de raccourcir le temps de pose à quelques dizaines de minutes. En 1839, Il promeut son invention auprès du savant et député François Arago, qui lui accorde son soutien.
Ainsi, la date officielle de l'invention de la photographie est 1839, date à laquelle Arago présente à l'Académie des sciences l'« invention » de Daguerre, le daguerréotype, qui est en fait une amélioration de celle de Niépce. L'État français l'acquiert contre une rente viagère annuelle de 6 000 francs à Daguerre et de 4 000 francs à Isidore Niépce, le fils de Nicéphore, puis en fait « don au monde ».
Grâce au daguerréotype, on obtient des images après « seulement » une demi-heure de pose (lorsque le ciel est parfaitement dégagé). Cette lenteur pose quelques problèmes : les rues de Paris, même à une heure d'affluence apparaissent totalement vides. Mais qu'importe, la photographie était inventée !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Nic%C3%A9phore_Ni%C3%A9pce

PC? Hewlett-Packard ?

-André Truong, ingénieur français (né en 1936 à Saïgon (Viêt Nam) — décédé le 1er avril 2005 à Paris). Il est le fondateur de la société qui commercialisera le premier micro-ordinateur, le Micral.

It was delivered to the INRA in January 1973, and commercialized in February 1973 for FF 8,500 (about $1,750).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Truong_Trong_Thi

Cinéma? Hollywood?

-Louis Aimé Augustin Le Prince (28 August 1841, vanished 16 September 1890) was an inventor who is generally recognized as the first person to record motion images on film.
In 1888, Le Prince filmed Roundhay Garden Scene, which is thought to be the world's first successful attempt to record moving images, and hence the very first motion picture film. He followed this with a film of a Leeds Bridge street scene. These were several years before the work of competing inventors such as Thomas Edison and Auguste and Louis Lumière.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Aim%C3%A9e_Augustin_Le_Prince


Téléphone? Bell?

Charles Boursel
Employé de l'administration des postes et du télégraphe, il présente en 1854, dans un mémoire, une invention : un appareil pour converser à distance, le téléphone. Son rapport n'est pas pris au sérieux par ses supérieurs et son invention restera lettre morte. Toujours en 1854, l'italien Antonio Meucci réalise de son coté une ébauche de téléphone. C'est finalement Alexandre Graham Bell qui inventera le téléphone en 1876.
En 1889, Charles Bourseul fut reconnu par la France comme le véritable inventeur du téléphone et sera élevé au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Bourseul

Carte à puce? (smart card)

French inventor Roland Moreno actually patented his first concept of the memory card in 1974. In 1977, Michel Ugon from Honeywell Bull invented the first microprocessor smart card. In 1978, Bull patented the SPOM (Self Programmable One-chip Microcomputer) that defines the necessary architecture to auto-program the chip. Three years later, the very first "CP8" based on this patent was produced by Motorola. At that time, Bull had 1200 patents related to smart cards. In 2001, Bull sold its CP8 Division together with all its patents to Schlumberger. Subsequently, Schlumberger combined its smart card department and CP8 and created Axalto. In 2006, Axalto and Gemplus, at the time the world's no.2 and no.1 smart card manufacturers, merged and became Gemalto.

http://en.wikipedia.org/wiki/Smart_card

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2, 3 émigrants ou inventeurs d'origine française:

DuPont
est fondée en juillet 1802 par Eleuthère Irénée du Pont, deux ans après son départ en famille de France pour échapper à la Révolution. L'activité débute près de Wilmington (Delaware) à Brandywine dans d'anciens moulins à farine avec une usine de fabrication de poudre noire ou poudre à canon. Irénée du Pont avait noté que l'industrie en Amérique du Nord suivait ce qui se passait en Europe et a vu un marché pour cette activité. La compagnie se développe rapidement, et au milieu du dix-neuvième siècle elle devient le plus gros fournisseur de poudre de l'armée américaine, fournissant la moitié de la poudre employée par l'armée américaine pendant la guerre civile américaine. Le site de Brandywine restera productif jusqu'en 1921.

WWII: Throughout this period, the company continued to be a major producer of war supplies. As the inventor and manufacturer of nylon, DuPont helped produce the raw materials for parachutes, powder bags, and tires. DuPont also played a major role in the Manhattan Project in 1943,

Micro-ondes

Percy LeBaron (9 July, 1894 – 8 September, 1970) was an American engineer and inventor. He became known as the inventor of the microwave oven.

US Nobel Prize - French or French descent:

Paul D. Boyer 1997 Nobel Prize in Chemistry
Gérard Debreu 1983 Nobel Memorial Prize in Economics.
Roger Charles Louis Guillemin received the National Medal of Science in 1976, and Nobel prize for medicine in 1977
André Frédéric Cournand Nobel Prize in Medicine in 1956
Vincent du Vigneaud Nobel Prize in Chemistry in 1955
William Francis Giauque Prix Nobel de chimie en 1949
Edward Adelbert Doisy Nobel Prize in Physiology or Medicine in 1943
George Richards Minot 1934 Nobel Prize in Medicine
David Hunter Hubel 1981 Nobel Prize in Medicine

French wine inspired Coca-Cola!


Vin Mariani (French: Mariani's wine) was a tonic created circa 1863 by Angelo Mariani, a french chemist who became intrigued with coca and its economic potential after reading Paolo Mantegazza’s paper on coca's effects. In 1863 Mariani started marketing a wine called Vin Mariani which was made from Bordeaux wine treated with coca leaves. The ethanol in the wine acted as a solvent and extracted the coca from the coca leaves, altering the drink’s effect. It originally contained 6 mg of coca per fluid ounce of wine, but Vin Mariani which was to be exported contained 7.2 mg per ounce in order to compete with the higher coca content of similar drinks in the United States.

This tonic was copied by John S. Pemberton in 1884, originally as a cocawine called Pemberton's French Wine Coca. In 1885, when Atlanta and Fulton County passed Prohibition legislation, Pemberton responded by developing Coca-Cola, essentially a carbonated, non-alcoholic version of Mariani's wine with the addition of cola. The beverage was named Coca-Cola because originally, the stimulant mixed in the beverage was coca leaves from South America. In addition, the drink was flavored using kola nuts, the beverage's source of caffeine. Therefore, Angelo Mariani is sometimes thought of as the "grandfather of Coca-Cola."

When coca is administered on its own it yields two key active compounds, benzoylecgonine and ecgonine methyl ester. When combined with alcohol, as in Vin Mariani, the mixture forms a powerful psychoactive: cocaethylene (which is both more euphorigenic and has higher cardiovascular toxicity than coca by itself).
Pope Leo XIII purportedly carried a hipflask of Vin Mariani with him, and awarded a Vatican gold medal to Angelo Mariani.

Vin Mariani was very popular in its day, even among royalty such as Queen Victoria of Great Britain and Ireland. Pope Leo XIII and later Pope Saint Pius X were both Vin Mariani drinkers. Pope Leo awarded a Vatican gold medal to the wine, and also appeared on a poster endorsing it.


http://www.vincocamariani.com/

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Etude de marché de l'époque:

-Coca-Cola

Travail présenté À M. Étienne Lussier

École secondaire Louis-Joseph-Papineau

Janvier 1886:

John S. Pemberton :

Il est né le 8 janvier 1831 à Knoxville en Géorgie. Il étudia à l'université de Macon en Géorgie et en 1850, âgé de 19 ans, il obtient un diplôme en botanique appliquée à la médecine. En 1855, il s'installe à Columbus et ouvre une boutique de produits médicaux (principalement des substances chimiques).


-En 1870, la Pemberton, Wilson Taylor and Company voit le jour à Atlanta. Cette société créera de nombreuses pharmacies dans l'État.
Depuis 1881, il est l'un des membres de la commission d'attribution des licences de pharmaciens de l'État de Géorgie. En 1885, il conçoit une boisson à base de vin français et de coca péruvien le French Wine Coca.


-Le French Wine Coca est vendu depuis déjà plus d’un an et les ventes ne cessent d’augmenter. Avec les nouvelles lois interdisant la vente d’alcool à Atlanta, ce produit, tel qu’il est jusqu’à maintenant ne pourra bientôt plus être vendu. C’est pourquoi nous avons développé un produit de substitution qui sera vendu comme élixir médical.

Bien que la composition exacte de notre boisson doive demeurée secrète pour des raisons évidentes, on retrouve parmi ses ingrédients une légère quantité d’alcool et un extrait de feuilles de coca, auxquels nous ajoutons de l’eau gazeuse. Ce sont ces deux premiers éléments qui donnent à notre produit ses vertus stimulantes. Il est efficace pour traiter les désordre nerveux telle que la dépression, les maux de tête, les perturbations de la tuyauterie interne et l’impuissance masculine, entre autres.
Notre sirop sera vendu en pharmacie dans les fontaines à sodas de nos distributeurs. Les patients et clients pourront ainsi acheter et boire un verre de Coca-Cola.

http://010.cscv.qc.ca/sch/travail%201.htm

L'incroyable histoire du retrait de la cocaïne du coca (et ce n'est pas pour des raisons de santé)

Un article publié par le site Internet américain The Atlantic, lève enfin une partie du mystère qui entoure la création et le développement du célèbre soda américain Coca-Cola.
Quand la cocaïne et l'alcool se mixent dans le corps humain, elles produisent une troisième substance appelée cocaéthylène. Cette dernière agit comme la cocaïne, avec seulement un peu plus d'euphorie.
S'inspirant du chimiste français Angelo Mariani qui avait intégré cette réaction chimique et commercialisé avec succès son Vin Mariani composé de coca et de vin, le docteur John Stith Pemberton, lui même accro à la morphine depuis la guerre civile américaine, décide de produire son propre breuvage qu'il appellera "Pemberton's French Wine Coca".
La campagne publicitaire de l'époque parlait d'une boisson qui "revigore les organes sexuels"... 
Seulement, la prohibition fait son apparition dans l'Etat de Géorgie et très vite le French Wine Coca devient illégal (à cause de l'alcool bien évidemment et non de la drogue..). En réponse, le docteur américain remplace dans sa formule le vin par du sirop sucré. Son nouveau produit se lance en 1886.
L'intelligentsia locale s'approprie la boisson mais en 1899, quand le docteur décide de vendre son breuvage dans des bouteilles en verre, il devient accessible aux plus pauvres, et notamment aux noirs américains qui figurent en majorité dans les couches les plus défavorisées de la population.
Très vite, la classe moyenne blanche des Etats du sud émet des inquiétudes sur le fait que le soda contribue largement à la propagation de l'addiction  au sein des populations noires locales et par conséquent à la vague de crime, et notamment de viols de femmes blanches par des noirs-américains. En 1903, pressé par les inquiétudes de la classe moyenne blanche, largement relayées par les médias locaux, Coca-Cola décide d'enlever la cocaïne de son mélange et rajoute davantage de sucre et de caféine.
Voilà comment la cocaïne a été enlevée du Coca-Cola, non pas pour des raisons de santé, mais par crainte de soulever de nouvelles tensions sociales...

http://www.atlantico.fr/atlantico-light/incroyable-histoire-retrait-cocaine-coca-et-est-pas-pour-raisons-sante-697975.html

La Fayette, voilà tes maires !

La Fayette, voilà tes maires !
LE MONDE | 27.12.07 |


En cette froide matinée de décembre, ils ont remonté avec hésitation les allées de tilleuls du parc qui protège l'entrée du cimetière parisien de Picpus. Puis, ils se sont pressés autour de la tombe, flanquée des drapeaux américain et français. Avec leurs conjoints, ils se sont mutuellement photographiés, tout en déchiffrant avec peine l'inscription sur la pierre tombale : "La Fayette, lieutenant-général, membre de la Chambre des députés, né à Chavaniac, Haute-Loire, le 6 septembre 1757, marié à M. A. F. de Noailles le 11 avril 1774, mort à Paris le 20 mai 1834."



Chris Berry, du Colorado, Dan Coody, de l'Arkansas, Joey Durel, de Louisiane, Carol Federighi, de Californie, Jim Newberry, du Kentucky, Mark Olson, de New York, Michael Krajovic, de Pennsylvanie, et Joe Morton, de Géorgie, ont pour héritage commun le "marquis" : les villes dont ils sont les maires s'appellent "Fayetteville" ou "Lafayette", comme quarante localités, sept comtés et une montagne aux Etats-Unis.

Ils ont traversé l'Atlantique, en cette fin d'année marquant le 250e anniversaire de la naissance du "héros des Deux Mondes", parce qu'ils savent que l'homme "qui galope dans les siècles à venir" représente une part de leurs racines et du patrimoine de l'Amérique. Ils sont émus. Cela se voit lorsqu'ils déposent une gerbe de fleurs sur la pierre fendillée, puis pendant la minute de silence.

Mais ils sourient aussi de contentement, imaginant l'effet que produira, sur leur bureau municipal, cette photo où ils apparaissent devant la tombe, entourés de Gilbert, comte de Pusy La Fayette, dernier du nom, et de Sabine Renault-Sablonière, tous deux descendants du fils de Gilbert du Motier, marquis de La Fayette. L'émotion aidant, il n'était pas déplacé que l'un d'eux lance le célèbre "La Fayette, nous voilà !", prononcé au même endroit, le 4 juillet 1917, par le capitaine Stanton, au nom du général Pershing, qui se savait piètre orateur.

Depuis, à chaque fête nationale américaine, le 4 juillet, l'ambassadeur des Etats-Unis vient changer le drapeau américain sur la tombe du "fils spirituel de George Washington", seul Français à avoir été fait citoyen d'honneur des Etats-Unis, en 2002. En trois jours, les "maires La Fayette" sont allés de découverte en découverte : celle de la France et du "Vieux Monde" européen pour certains d'entre eux, celle de ce personnage historique dont ils ont compris, au-delà du grand magasin, de la rue et de l'hôtel qui portent son nom à Paris, que s'il est un héros immaculé outre-Atlantique, son souvenir éveille encore des passions dans le pays qui l'a vu naître.

Peu à peu, lors d'un dîner de gala au château de Vincennes, au fil d'un colloque au Sénat sur la "modernité de La Fayette" organisé par Mme Renault-Sablonière et la French American Foundation, ils ont approché la personnalité complexe de celui qui, comme l'a rappelé le président Nicolas Sarkozy devant le Congrès des Etats-Unis, le 7 novembre, a inventé avec George Washington "les idéaux de liberté et de démocratie". La Fayette, ils l'ont compris, est une icône bien commode pour apaiser, de manière récurrente, le feu des relations franco-américaines...

Qu'importe si, de l'aveu de Jim Newberry, "à Lexington, on parle davantage de l'état des routes que des relations avec la France". Pour lui, le "marquis" est "un lien formidable pour améliorer nos relations économiques avec votre pays". L'arrière-grand-père de Dan Coody s'appelait "Marquis de Lafayette-Coody", et Michael Krajovic explique que, si l'Amérique "a besoin de la vision altruiste de La Fayette", c'est parce qu'elle "a perdu sa boussole".

Devisant ainsi, les "maires La Fayette" déambulent dans les allées du cimetière comme s'ils remontaient, au gré des tombes aristocratiques, l'histoire de France : de Montmorency, de Polignac, de Rohan-Chabot, de La Rochefoucauld, puis la lignée des Noailles... Le très disert Guillaume de Chabot, "conservateur-jardinier" de Picpus, leur montre le sol de la fosse commune qui jouxte la tombe de La Fayette, où reposent les corps de 1 306 suppliciés de la guillotine. Dans la chapelle veillée par les soeurs de la Congrégation des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie, chaque victime de la Terreur dispose d'une plaque gravée à son nom. Dans cette liste figurent plusieurs membres de la famille d'Adrienne de La Fayette. Lorsqu'elle mourut, le 24 décembre 1807, elle souhaita être enterrée à Picpus, dans ce cimetière où Gilbert, à sa mort, avait voulu aussi reposer, son cercueil recouvert de terre américaine. Inspirés par le lieu, les "maires La Fayette" comprennent mieux le sens - et aussi l'inanité - de cette polémique très parisienne sur le transfert au Panthéon des cendres du "marquis". Le chef de l'Etat est, dit-on, favorable à la "panthéonisation", mais celle-ci irait contre les voeux des héritiers du nom, et contre l'Histoire : La Fayette, c'est Picpus, et vice versa. Jean-Noël Jeanneney, Pierre Bercis et Gonzague Saint-Bris ont récemment ferraillé sur le sujet, le premier, hostile au transfert, estimant que le général "n'a jamais été républicain".

La vérité est que l'ancien commandant de la Garde nationale était un "monarchien" révolutionnaire. Cette attitude ambivalente lui a valu bien des ennemis, au premier rang desquels Robespierre, Marat et Danton, qui l'ont éreinté... Mais l'homme qui estime que "l'insurrection est le plus saint des devoirs", qui stigmatise un "roi tout-puissant", demande que la Déclaration des droits soit placée en tête de la Constitution, et présente à la ville de Paris la cocarde tricolore "qui fera le tour du monde", ne peut avoir été seulement l'avocat trop crédule d'un "roi-citoyen".

Réduire La Fayette au jugement que Mirabeau portait sur lui, c'est accepter, pour reprendre le mot de Gouverneur Morris, ambassadeur des Etats-Unis à la chute de Louis XVI, que "la vertu sera toujours souillée par le vice". Certes, pour La Fayette, le mot "liberté" a davantage pesé que celui d'"égalité", et la révolution américaine était pour lui plus romanesque et plus pure que la Révolution française, "souillée de crimes". Toujours est-il qu'en France, a souligné l'historienne Evelyne Lever, "il semble jouir d'un éclat un peu faux et d'une popularité surfaite".

Aux Etats-Unis, c'est différent : ce qui fait "le succès presque immédiat de ce jeune homme de 20 ans", en 1777, a rappelé Laurent Ferri, conservateur à la Cornell University Library, c'est notamment son dévouement et son courage physique, le fait qu'il accepte de servir sans commandement, et son "coup de foudre avec Washington". Cela, les "maires La Fayette" le savent. Ils ignorent en revanche que les révolutionnaires américains du XVIIIe siècle ont plutôt incité La Fayette, en 1789 comme en 1830, à ne pas opter pour la République.

Dan Coody, Jim Newberry et leurs homologues ont, avec le "héros des Deux Mondes", un autre rendez-vous, fixé par Benedict Donnelly, président de l'association Hermione-La Fayette : en 2012, la réplique de la frégate Hermione, qui a débarqué le "marquis" à Boston, le 27 avril 1780, cinglera de nouveau vers l'Amérique.

samedi 19 janvier 2008

Avec 140 millards de dollars, Bush se fait keynésien

Par Rue89

Une idée reçue veut que les Américains ne se fieraient qu'au marché, et à sa main invisible, pour résoudre leurs problèmes économiques. Ils auraient depuis longtemps enterré le "keynésiannisme", cette idée selon laquelle l'Etat peut faciliter, par des politiques actives, le retour au plein emploi, que ce soit par l'augmentation des dépenses publiques, les allègements d'impôts et/ou l'injection, par la banque centrale, de monnaie dans les circuits.

C'est une idée fausse, comme on peut le constater à chaque fois que la croissance menace de chuter outre-Atlantique. Les Etats-Unis sont bien plus décontractés que les Européens lorsqu'ils s'agit de voler au secours de leur économie. Dès que des signes de récession sont perceptibles, ils appuient, fort, très fort, sur les deux pédales qui sont à la disposition du pouvoir fédéral: budgétaire et monétaire.

Ronald Reagan était ainsi allé jusqu'à pousser à près de 6% du PIB le niveau des déficits publics pour sortir son pays de l'ornière. Un niveau qui ferait s'évanouir n'importe quel banquier central européen.

Ce vendredi, George Bush a annoncé un plan de relance de 145 milliards de dollars, soit 1% du PIB. Quelques jours plus tôt, Hillary Clinton, croyant prendre de court les Républicains, avait promis un plan deux fois moins ambitieux: 70 milliards de dollars. Il est vrai que Bush a un avantage sur la candidate: il peut charger l'ardoise, ce n'est pas lui qui devra l'effacer.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, c'est le refus du chômage qui guide, avec pragmatisme, la politique macroéconomique des Américains. Une telle attitude semble frappée au coin du bon sens.

L'Europe manque de pragmatisme

Elle n'est pourtant pas partagée en Europe. Les dirigeants y sont plus doctrinaires: ils ne jurent que par l'équilibre budgétaire, la concurrence parfaite, l'inflation terrassée. La croissance? Elle découlera de cette politique vertueuse! Résultat: on s'est trop longtemps contenté d'une croissance molle, d'un chômage élevé, et de déficits publics qui ne redescendent jamais.

Et on a bardé l'Europe de mécanismes rigides pour assurer cette "vertu": la Banque centrale européenne n'a pour seul objet que de lutter contre l'inflation, un pacte de stabilité enserre les politiques budgétaires, etc.

Ainsi, que se passe-t-il aujourd'hui? La Banque centrale européenne, sous la direction du Français Jean-Claude Trichet, menace de relever les taux, au nom des risques d'inflation. Alors qu'il faudrait, pour éviter une récession, les baisser, comme le fait sans barguigner la Banque centrale américaine...

Le risque de connaître une panne en Europe est donc réel. Pour redémarrer, les Européens risquent une fois de plus d'être condamnés à attendre une locomotive... qui sera probablement américaine.


http://www.rue89.com/2008/01/18/avec-140-millards-de-dollars-bush-se-fait-keynesien

samedi 12 janvier 2008

Brave US soldiers in Somalia...( 92-94)

The Army began by assisting in relief operations in Somalia, but by December 1992 it was deeply engaged on the ground in Operation RESTORE HOPE in that chaotic African country. In the spring of the following year, the initial crisis of imminent starvation seemed to be over, and the U.S.-led Unified Task Force (UNITAF) turned over the mission to the United Nations, leaving only a small logistical, aviation, and quick reaction force behind to assist. The American public seemed to forget about Somalia. That sense of "mission accomplished" made the evens of 3-4 October 1993 more startling, as Americans reacted to the spectacle of dead U.S. soldiers being dragged through the streets by cheering Somali mobs-the very people Americans thought they had rescued from starvation.(...)

Casualties were heavy. TF Ranger lost 16 soldiers on 3 4 October and had another 57 wounded, with 1 other killed and 12 wounded on 6 October by a mortar attack on their hangar complex at the airport.

(...) The battles of 3-4 October were a watershed in U.S. involvement in Somalia. The already complex mission and difficult environment took a dramatic turn with those events. The situation required constant innovation and rapid decisions from all the troops and commanders involved, under conditions that did not allow the American soldiers to take advantage of their great technological superiority.

(It reminds me something!)

In the aftermath of the 3 4 October battle, U.S. military presence in Somalia increased significantly, although temporarily.

(...) However, it soon became clear that the Clinton administration was focused on using those forces to facilitate the withdrawal of U.S. troops rather than use them to punish Aideed.

(...) After several months of comparatively limited activity and few further instances of violence, U.S. forces began withdrawing. Most of the American troops were out of Somalia by 25 March 1994, ending Operation CONTINUE HOPE, the follow-on mission to RESTORE HOPE. Only a few hundred marines remained offshore to assist with any noncombatant evacuation mission that might occur in the event violence broke out that necessitated the removal of the over 1,000 U.S. civilians and military advisers remaining as part of the U.S. liaison mission.

What a success...
Fortunately for them, the french weren't around...lol

http://www.history.army.mil/brochures/Somalia/Somalia.htm#p24

jeudi 10 janvier 2008

De la re-création de l'Amérique

Vous êtes-vous jamais demandé ce que Napoléon aurait pensé des banlieues ? Comment Talleyrand aurait géré la crise du Pakistan ? Probablement pas. Le passé est mort et enterré. Traversez l'Atlantique. Le passé est présent. Les Américains l'interrogent. Comment feraient les Pères fondateurs aujourd'hui ? "Chercheraient-ils à répandre la démocratie dans le monde" ? "Professeraient-ils le créationnisme" ? "Seraient-ils favorables à la peine de mort" ?



Depuis quelques années, les Américains sont pris de ferveur pour leurs fondateurs. "On se dit que, si quelqu'un est censé savoir comment les Etats-Unis devraient fonctionner, cela ne peut être qu'eux", explique l'historien conservateur Richard Brookhiser, qui vient de publier un livre (What Would The Founders Do ?) répondant aux questions ci-dessus et à d'autres parfaitement saugrenues. Plusieurs dizaines de livres ont été publiés sur les héros de l'Indépendance. La plupart sont des succès de librairie. On y trouve les questionnements de la fin du XVIIIe et leur écho dans le débat d'aujourd'hui : la religion et l'Etat, le pouvoir exécutif et ses limites. Les premières lois d'exception datent de 1798, deux cents ans avant le Patriot Act. Les ennemis étrangers de l'époque étaient les Français (le "freedom fighter" La Fayette était déjà reparti à Paris et pas encore revenu pour sa tournée triomphale de 1824).

Jusqu'ici, les fondateurs étaient des statues gravées dans le marbre. On les redécouvre mortels, vindicatifs, ambitieux. En campagne pour l'élection de 1800, Jefferson finançait en sous-main des pamphlets calomnieux contre ses adversaires. Même le "mouton noir" Aaron Burr a fait l'objet de deux biographies. Burr était un vice-président de choc. En 1804, il a tué l'ancien ministre des finances Alexander Hamilton dans un duel.

L'époque était aux intrigues, à la création des partis. Les commentateurs d'aujourd'hui sont envieux. Comment les fondateurs ont-ils fait, à une époque de polarisation pareille, pour réussir à mettre en place des institutions inédites quand le 110e Congrès élu n'arrive même pas à réformer l'assurance-santé ?

Alexander Hamilton, un génie de la finance, était le "fondateur oublié". Les années Bush l'ont réhabilité. Alors que Jefferson rêvait d'agriculture, Hamilton voyait une puissance industrielle et bancaire, avec un gouvernement fort. Il est devenu pour la droite ce que Jefferson est aux démocrates : "Le père de l'Amérique moderne". Les "hamiltoniens" - dont David Brooks du New York Times - sont favorables à la loi du marché, mais ils estiment que le gouvernement doit fournir aux individus les moyens de s'y intégrer. Ce sont les nouveaux républicains.

Dans un pays qui se passionne autant pour l'immédiat, ce retour sur le passé est quasiment inquiétant : quel est ce soudain questionnement ? Est-ce un signe de déclin ? De vieillissement ? Peut-être est-ce surtout un effet du bouillonnement actuel. Ebranlés par les années Bush, les Américains cherchent des réponses, autant qu'ils se cherchent. Ils reviennent aux origines, comme le font ceux qui ne savent plus tout à fait qui ils sont. L'heure est à la re-création.

Le revival des Pères fondateurs n'a pas échappé à la campagne électorale. Ouvre-t-on sa télé à Des Moines, dans l'Iowa ? Voilà Mike Huckabee, le populiste baptiste (et bassiste), qui affirme que les fondateurs étaient "pro-life", c'est-à-dire contre l'avortement. N'est-ce pas ce que Jefferson a "voulu dire", demande benoîtement le pasteur, lorsqu'il a écrit que "tous les hommes ont été créés égaux" ? Les conservateurs essaient d'ancrer leur religion dans la Fondation. Non sans succès : 55 % des Américains croient que la Constitution de 1787 a instauré une "nation chrétienne". C'est inexact. Dieu ne figure pas dans le texte. "Les fondateurs auraient trouvé la religiosité de notre vie politique moderne tout à fait odieuse", affirmait fin décembre 2007 le chroniqueur David Ignatius.

A des degrés divers, les candidats proposent de changer le "système". Le républicain Ron Paul, devenu à 71 ans la coqueluche des jeunes radicaux, veut abolir la Réserve fédérale. Un débat tellement 1790 ! Jefferson était contre la création de la banque centrale. Hamilton était pour. Le débat, dit-on, a été tranché par un dîner chez Jefferson. Les Virginiens ont accepté la banque et obtenu en contrepartie le siège du gouvernement (et c'est comme cela que la capitale s'est retrouvée sur les bords du Potomac).

Pour l'historien Joseph Ellis, auteur du tout récent American Creation, les Américains ont du mal à se résoudre à ne pas obtenir de réponse de leurs héros. Ils n'aiment pas que "le passé soit un monde perdu à jamais". Lui-même a été interrogé en décembre par le Washington Post : "Qu'est-ce que George Washington aurait pensé de l'Irak ?" Il a opté pour l'honnêteté : "Il n'aurait même pas trouvé l'Irak sur une carte."

Et les primaires ? Qu'en auraient pensé les fondateurs ? Qu'auraient-ils dit de ce mélange de promesses révolutionnaires, de sondages en tous sens, de guitare électrique et de sponsors à millions ? "Ils auraient regardé quiconque réussit dans notre cirque électoral contemporain comme un clown indigne d'être élu", affirme Joseph Ellis. On parierait l'inverse. Débats, coup bas, excès médiatiques : les fondateurs auraient a-do-ré...

Corine Lesnes
Le Monde
Article paru dans l'édition du 10.01.08.

mercredi 9 janvier 2008

Cajuns

Les Cadiens forment un groupe ethnique comprenant entre autres les descendants des Acadiens d'Acadie qui ont été déportés de force en Louisiane durant la seconde moitié du XVIIIe siècle en provenance de ce qui est aujourd'hui la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et le sud du Nouveau-Brunswick en raison de leur refus de jurer allégeance à la couronne britannique. La déportation des Acadiens de 1755 se nomme le « Grand Dérangement ».

Les Cadiens n'étaient pas les premiers francophones à s'installer en Louisiane. La Louisiane est une colonie française, découverte en 1684. À la fin du XVIIe siècle, des francophones venant de la Normandie, la Bretagne, et des environs de Paris se sont installés en Louisiane. Ces réfugiés (les Cadiens) se sont ajoutés aux Louisianais francophones déjà en présence et qui venaient du Québec actuel ou de la France. Vinrent s'ajouter un bon nombre de réfugiés de Saint-Domingue pendant la révolte des esclaves qui mena à la création de l'État d'Haïti. D'autres groupes (colons espagnols, immigrants allemands et italiens) se sont graduellement assimilés au groupe culturel des Cadiens.

« Cajun » est l'orthographe utilisée dans le monde anglophone et reprise à tort par la plupart des francophones hors de Louisiane, tandis que les Louisianais préfèrent l'orthographe « cadien(ne) », quoique la prononciation locale s'apparente plus à ce qu'on épellerait « cadjin(e) ». Le mot est dérivé étymologiquement d'acadien et s'opposait historiquement à créole qui désignait alors les francophones natifs de Louisiane d'origine non acadienne. La prononciation ancienne était « cayen », comme « acayen » et « canayen » (qui s'entend encore au Québec, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse d'aujourd'hui).

Aujourd'hui par contre, la plupart des descendants de francophones européens de l’« Acadie du Sud », du sud-ouest de la Louisiane se disent cadiens, que leurs ancêtres soient venus de l'« Acadie du nord », du Québec, d'Haïti, directement de la France, ou même des pays non-francophones comme l'Espagne. Le terme créole quant à lui, désigne aujourd'hui généralement soit les descendants d'Africains établis en Louisiane sous le régime français, ou bien l'aristocratie de La Nouvelle-Orléans.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Cajuns

Detroit

History of Detroit, Michigan.

The first recorded mention of what became the city of Detroit in the U.S. state of Michigan was in 1670, when the French Sulpician missionaries François Dollier de Casson and René Bréhant de Galinée stopped at the site on their way to the mission at Sault Ste. Marie. Galínee's journal notes that near the site of present-day Detroit, they found a stone idol venerated by the Indians and destroyed the idol with an axe and dropped the pieces into the river.

European settlement of the area began when French officer Antoine de la Mothe Cadillac founded a fort and settlement at a site, where the modern city currently stands, along the Detroit River in 1701. Originally the settlement was called Fort Pontchartrain du Détroit after the Comte de Pontchartrain, minister of marine under Louis XIV of France, and for the river that connects Lakes St. Clair and Erie. Francois Marie Picoté sieur de Belestre (Montreal 1719 - 1793) was the last French military commander at Fort Detroit (1758-1760), surrendering the fort on November 29, 1760 to British Major Robert Rogers (of Rogers' Rangers fame and sponsor of the Jonathan Carver expedition to St. Anthony Falls). The British gained control of the area in 1760 thwarted by an Indian attack three years later during Pontiac's Rebellion.

During the French and Indian War (1760), British troops gained control and shortened the name to Detroit. Several tribes led by Chief Pontiac, an Ottawa leader, launched Pontiac's Rebellion (1763), including a siege of Fort Detroit. Partially in response to this, the British Royal Proclamation of 1763, included restrictions in unceded Indian territories.

Detroit was the goal of various American campaigns during the American Revolution, but logistical difficulties in the North American frontier and American Indian allies of Great Britain would keep any armed rebel force from reaching the Detroit area. In the Treaty of Paris (1783), Great Britain ceded territory that included Detroit to the newly recognized United States, though in reality it remained under British control. Great Britain continued to trade with and defend her native allies in the area, and supplied local nations with weapons to harass American settlers and soldiers.

http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_Detroit,_Michigan

The Cadillac automobile was named after the 17th century French explorer Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac, who founded Detroit in 1701.

Bart is French!

Jacqueline Bouvier
Jacqueline Ingrid Bouvier (nèe Gurney), is the mother of Marge Simpson, Patty and Selma Bouvier, the wife of the late Clancy Bouvier, and the daughter of Jack Gurney. Her first appearance was in the episode, "Moaning Lisa". She also had a sister named Gladys, who is now deceased. Like all Bouvier women, she is voiced by Julie Kavner. Like her twin daughters, Patty and Selma, she smoked heavily and speaks more raspily than they do. She barely has any voice, she never smiles, except in "Lady Bouvier's Lover", thus seeming largely pessimistic, critical and unsociable. She also seems to disapprove of Marge's marriage to Homer (this, again, is a similarity with Patty and Selma, who share a hatred for their brother-in-law). Her favorite song is Moonlight Serenade by Glenn Miller. Jacqueline was married to Clancy Bouvier until his death. She had a brief romance with Abraham Simpson, Homer's father. However, she broke up with him when she was wooed by billionaire Montgomery Burns, whom she came close to marrying before Abraham's intervention made her decide she was better off alone. She made her last speaking appearance in Lady Bouvier's Lover but returned in Sleeping With the Enemy. In her past she looked just like Marge.


Clancy Bouvier
Clancy Bouvier is the deceased father of Patty and Selma Bouvier and Marge Simpson and the husband of Jacqueline Bouvier. His first appearance was in the episode "The Way We Was". He didn't appear again until "Fear of Flying" where it was revealed that he was one of the earliest male flight attendants. The cause or time of his death is undetermined, (in a comic in an issue of Simpsons Illustrated, Lisa attributes his death to an accident involving a roller coaster, but whether this is canon is unclear). Homer got Marge a "white-noise machine" to help her deal with her father´s death. At some point he also served in the United States Navy where he picked up a swearing problem, which nearly cost him his job as a Baby Photographer. As shown in "The Way We Was", he did approve of his youngest daughter Marge's relationship with Homer Simpson and commented later after meeting him; "You know, when that Simpson boy showed up, it took years off my life." To which Jacqueline replied with, "Will you stop? She went with the good one."

http://en.wikipedia.org/wiki/Bouvier_family#Jacqueline_Bouvier

La Statue de la Liberté

The right hand of the statue on display at Madison Square in New York, 1877-1884, to encourage donations.



The statue's head on display in Paris, France, in 1883.

The statue's head resting outside Bartholdi's workshop in Paris.


La Liberté éclairant le monde (Liberty Enlightening the World), plus connue sous le nom de Statue de la Liberté (Statue of Liberty), est l'un des monuments les plus célèbres de la ville de New York. Elle est située sur l'île de Liberty Island au sud de Manhattan, à l'embouchure de l'Hudson River et à proximité d'Ellis Island. La Statue de la Liberté fut offerte aux États-Unis par les Français en 1886, pour commémorer le centenaire de l'indépendance américaine et en signe d'amitié entre les deux nations. L'inauguration de la Statue fut célébrée le 28 octobre 1886 en présence du Président des États-Unis, Grover Cleveland. La Statue est due au sculpteur français Frédéric-Auguste Bartholdi et sa structure interne est l'œuvre de l'ingénieur Gustave Eiffel. Le choix des cuivres devant être employés à la construction fut confié à l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, qui eut l'idée d'employer la technique du repoussé. La Statue fait en outre partie des National Historic Landmarks depuis le 15 octobre 1924 et de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1984.

La Statue de la Liberté, en plus d'être un monument très important de la ville de New York, est devenue l'un des symboles des États-Unis et représente de manière plus générale la liberté et l'émancipation vis-à-vis de l'oppression. La Statue a été la première vision des États-Unis pour des milliers d'immigrants, après une longue traversée de l'océan Atlantique. Au plan de l'architecture, la Statue rappelle le Colosse de Rhodes qui était l'une des sept merveilles du monde.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Statue_de_la_Libert%C3%A9

Place de la salope....

Place des Etats-Unis
Résidence du Ministre Morton. Malheureusement il restait un problème : le nom. Pour des raisons de vocabulaire difficiles à comprendre pour les Français, la Place de la Bitche (ainsi nommée en hommage à une petite ville proche de la frontière belge qui avait résisté à l'invasion prussienne) suscitait gêne et ridicule chez les compatriotes de Morton. Même au Département d'Etat, l'entête du papier à lettre du Ministre choqua. Il devenait urgent de trouver une solution. Morton en référa au Préfet de Paris et la Place de la Bitche devint la Place des Etats-Unis.

http://www.amb-usa.fr/infous/franceus/empreintesi.htm

Les Français dans le Sud de la Californie

Les Français dans le Sud de la Californie

1ère partie (1779 - 1859)


L’influence des Français à Los Angeles a commencé avant même qu’elle ne soit fondée ! C’est en effet Théodore de Croix (Croix-Lille 1730 - Madrid 1791), capitaine général des provinces du Nord-Ouest du Mexique pour le roi Charles III d’Espagne, qui a recommandé la création d’un pueblo sur les rives de la Porciúncula. Ce voeu sera réalisé par le gouverneur Felipe de Neve qui signera la décision de fondation le 26 août 1781, le "Pueblo de Nuestra Señora la Reina de Los Angeles" étant inauguré le 4 septembre suivant.

Il faut ensuite attendre l’indépendance du Mexique en 1822 pour que la Californie s’ouvre à d’autres personnes qu’aux citoyens castillans, catalans ou basques d’Espagne. La présence ancienne des Basques explique en grande partie l’attrait de la Californie chez leurs cousins français de la Soule, de Basse-Navarre et du Labourd qui ont maintenu jusqu’à nos jours une grande tradition d’éleveurs et de fermiers.

Les premiers immigrants français dont l’histoire a retenu les noms sont d’anciens soldats de Napoléon Bonaparte venus aider les indépendantistes mexicains et arrivés dans le pueblo en 1827 avec leur officier Louis Bauchet. Les tout premiers vignobles de la Californie ont été plantés en 1832 en bordure des rues Macy et Aliso par Louis Bauchet et Jean Louis Vignes (un natif de Béguey, canton de Cadillac, Gironde, arrivé en 1831) : ils produiront jusqu’à 150.000 bouteilles par an. En 1834, Vignes plante aussi la première orangeraie de Los Angeles. De 1832 à 1837, l’église de la plaza du pueblo a comme prêtre résident un père de Picpus, Jean Auguste Bachelot.

Selon le recensement de 1836, sept autres Français sont également installés dans le pueblo de Los Angeles (Charles Baric, Jean L. Braun, Joseph Feviru, Jean Mayen, Léon Victor Prudhomme, Pierre Raumereau et Louis Tolmayes). D’autres se sont établis à Santa Barbara comme Augustin Janssens (ex-grognard, devenu boulanger-pâtissier), Lataillade (il y achète un ranch) ou Joseph Aguirre (armateur qui s’y fait construire une splendide résidence).

Favorablement accueillis, beaucoup de pionniers français épousent des filles de grandes familles locales (Alvarado, Lugo, Suñol, etc) comme :


Bauchet et Lataillade (déjà cités),


Victor Prudon (nommé en 1838 capitaine de milice et assistant auprès du gouverneur Juan Bautista Alvarado ; lieutenant-colonel rattaché à l’état-major du général Vallejo commandant l’armée mexicaine, fait prisonnier par les Américains le 14 juin 1846, nommé ensuite aide du général John C. Frémont, lui-même né à Savannah, d’ascendants français),


Joseph Mascarel, qui sera élu maire en 1865, deviendra en 1874 le premier propriétaire d’un magasin sur Gower Street (Hollywood 12 ans plus tard).


Pierre Sainsevain (construit une minoterie et une scierie à Santa Cruz, rachète les vignobles de son oncle J.-L. Vignes en 1855, tout premier producteur de champagne californien en 1856, ouvre le premier magasin de vin californien à New York en 1860).

Grâce à leur niveau d’instruction, l’influence des Français à Los Angeles est énorme ; en 1850, ils représentent une bonne dizaine des 619 personnes alphabétisées (sur les 1610 habitants). Il est à noter que jusqu’en 1875-80, les activités commerciales, financières et administratives seront presque toutes conduites en espagnol, langue qui est suffisamment proche du français pour que les nouveaux arrivants s’intègrent rapidement.

En 1852, Anaclet Lestrade fonde le premier pensionnat pour garçons de Los Angeles. De 1850 à 1870, l’influence des français a surpassé celle des autres pays et la plupart des nouveaux venus se sont installés autour des rues Alameda et Commercial, site de l’ancien village indien de Yang-Na, faisant de ce quartier le principal centre commercial de la Californie du Sud.

Parmi ceux qui sont arrivés avant 1860, il faut aussi citer Charles Baric (il découvre dans Placerita Canyon de l’or qui est enregistré en 1843 par la Monnaie des Etats-Unis comme le premier en provenance de la Californie, cinq ans avant la Ruée vers l’or), Jean-Louis Sainsevain (frère de Pierre, ingénieur, exploitant agricole, premier grand maître de la Loge Maçonnique de Los Angeles fondée en 1854), les boulangers Joseph Lelong, André Manau, Amada Medelia et Auguste Ulyard, la Salandié, les commerçants et Maurice Kremer, les fermiers De La Bach, Pierre Domecq, Lemoreau, L. Perault ou Laurent Smith, les bergers et éleveurs basques Dominique Amestoy (dans Cahuenga), Pascal Ballade (Jean Etchemendy, Bernard Etcheverry, fondateurs de Ramona, Comté de San Diego), Simon Gless, Pierre Larronde, Miguel Leonis et Gaston Oxarart, le couple franco-suisse François Henriot - Theresa Bry (cette Genevoise ouvre en 1854 la première école privée dans First Street, l’Ecole Henriot émigrera plus tard à Pasadena), le pâtissier Papier, le médecin Hippolyte Blanchard, le cordonnier Jean Real, l’horloger Monnet, les charpentiers Heaulme et Charles Roussillon, l’éleveur Pierre Reynier, l’artiste Henri Pénelon (il répare et redécore l’église de la Plaza en 1856-57), et le capitaine C. A. Faralle qui comman-de un corps de 105 fantassins français formé en mai 1857 pour protéger toute la communauté des nombreux "outlaws" en cette période troublée.

A l’aube de 1860, 600 des quelque 5000 habitants de Los Angeles sont français ou francophones.

Dès 1852, on trouve des français à des postes influents dans le dévelopement économique, social et politique de la ville. Mascarel est élu maire en 1865, Mesmer a un hôtel et Lazard a un magasin.

En 1862, sous l’influence d’un maire canadien, Jean-Louis Sainsevain et Charles Lepaon installent le premier système de distribution d’eau par tuyau. En 1868, le système sera amélioré et renforcé par des tuyaux en fer par la nouvelle corporation Los Angeles City Water Company, dont l’un des trois dirigeants est le français Salomon Lazard, avec le soutien financier de Sainsevain et Lepaon.

En ces temps aussi, l’Alsacien André Briswalter prospère avec ses ventes de légumes à domicile. Son commerce marcha si bien qu’il pourra acheter d’énormes étendues de terrain dont la majeure partie de ce qui est aujourd’hui Playa del Rey. A sa mort, il laisse notamment 25.000 dollars pour qu’une église soit érigée sur sa tombe (St. Peters à 1039 North Broadway).

Un autre Alsacien, Georges Lehman, est alors devenu le très populaire patron d’une brasserie café-concert qu’il a aménagé en 1856 dans la "Roundhouse", une demeure excentrique pouvant accueillir jusqu’à 2500 personnes, construite par le marin français Raymond Alexandre, qui se trouve aujourd’hui à Pershing Square.

Un autre Français, Solomon Lazard, bénéficie d’une réputation de probité sans faille et ouvre un magasin sur Main Street où les élégantes trouvent le dernier cri de la mode parisienne. Le magasin sera repris en 1868 par son cousin Eugène Meyer qui l’appellera "La Ville de Paris" et ensuite déménagera sur Spring Street.

C’est également le temps où le Basque Dominique Bastanchury se lance dans l’élevage bovin et ovin ainsi que dans la production intensive de raisins et d’agrumes : il sera même propriétaire de la plus grande orangeraie du monde, sise à Fullerton.

(Texte basé sur "Vida de Fray Junípero Serra" de Francisco Palou et "Le Guide Français de Los Angeles et du Sud de la Californie" publié en 1932 par F. Loyer et C. Beaudreau). Compilation : Jean-Marie Lebon


En lisant ces lignes, vous avez découvert des noms qui vous sont familiers car ils s’affichent aujourd’hui sur de nombreux panneaux bleus tout autour de l’ancien pueblo : ces rues ou avenues sont en effet le seul et vivant témoignage des anciens terrains ou demeures où s’étaient installés les pionniers comme Bauchet, Beaudry, Bernard, Ducommun, Fremont, Gless, Leonis, Mignonette, Mesnager, Nadeau, Naud, Prudent, Vignes, etc. Mais nos pionniers s’établirent aussi dans toute la région comme le montrent notamment Amestoy Avenue dans la vallée de San Fernando, Robidoux Boulevard à Riverside, Bastanchury Road à Fullerton ou De Longpré Avenue à Hollywood.


2ème partie (1859 - 1911


En 1859, la communauté française est assez importante pour que le consulat de San Francisco dispatche un consul honoraire : Jacob Moerenhout.
Celui-ci, né à Anvers le 17 janvier 1796, a servi Napoléon en Belgique et eu une vie bien remplie. D’abord immigré au Chili où il se marie, il part en 1829 s’installer à Tahiti comme commerçant. Consul des Etats-Unis en 1835, puis de France après 1838, il oeuvre avec succès pour l’annexion des îles à la France. De 1845 à 1859, il représente la France à Monterey, ex-capitale de la Californie mexicaine (NB : sa maison-consulat existe encore et abrite l’Office du Tourisme de Monterey). Le 29 octobre 1859, il inaugure le premier consulat français à Los Angeles où il restera vice-consul de France jusqu’à sa mort le 13 juillet 1879.

Louis Mesmer, natif de Sarrebourg, fut boulanger à Strasbourg, Colmar et Paris avant de s’installer à Tippecanoe (Ohio) où il épouse Katherine Frost. Après maintes aventures, il vient s’installer à Los Angeles où il achète la boulangerie Ulyard, puis celle de Baltz qu’il rebaptise "New York Bakery". Il fournit aussi les trois compagnies de soldats au Rancho La Ballona (l’actuel Culver City). Finalement, la famille achètera l’U. S. Hotel qu’elle fera prospérer (coin Main et Requena Sts.). Il dirigera aussi la construction de la Cathédrale Sainte Vibiana de 1871 à 1876.

Parmi les autres Français de cette époque, il faut citer : Emile Bordenave (restaurateur) ; Joseph Couget (planteur de coton, éleveur de moutons, associé à Louis Dartigues à San Juan Capistrano) ; les frères François et Léon Escallier (viticulteurs) ; Paul Molle, qui arrive à Los Angeles après avoir vécu à La Nouvelle Orléans et San Francisco(éleveur Rancho Malibu, laitier-crémier) ; les frères Jean et Louis Sentous (éleveurs dont le ranch était au coin de Western et Jefferson, laitiers-crémiers, immortalisés par des rues à Downtown, Industry et West Covina) ; Marius Taix et son frère, lesquels ont commencé comme gardiens de moutons et ont parrallèlement fait grossir leur propre cheptel, la vente duquel leur permet d’ouvrir une boulangerie sur Market Street qui deviendra éventuellement le restaurant Taix ; les frères Emile et Théophile Vaché (producteurs viticoles dans le comté de San Bernardino),...

L’événement de l’année 1860 est la création de la Société Française de Bienfaisance Mutuelle le 1er mars à l’invitation du Vice-Consul Moerenhout. Les fonds récoltés alimentent une caisse de remboursement de soins mais l’ultime but est la construction d’un hôpital ouvert à tous sans discrimination de religion, de sexe, d’origine ethnique ou de nationalité (il y eut dès le début des membres italiens). Le Dr. A. Lacharmois est nommé attaché médical de la société dont le droit d’entrée est de 2 dollars et la cotisation mensuelle de 1 dollar.

Les revenus permirent de poser le 4 octobre 1869 la première pierre d’un hôpital au coin des rues College et Hill. Il existe encore aujourd’hui mais, vu l’actuel panorama ethnique du quartier, il a été racheté par une société chinoise.
Une statue de Jeanne d’Arc et diverses plaques commémoratives aux entrées de l’hôpital restent les témoins de cette prestigieuse réalisation des Français.




Face à ces importants industriels, d’autres Français ont des activités plus limitées mais tout aussi lucratives : par exemple les restaurateurs Louis Vieille et Fréderic Guiol établis en 1868 sur Main Street, entre Commercial et Requena, Louis Christopher, Victor Dole et son "Commercial Restaurant" ou encore Casson et Flotte installés en face de Pico House. Il y a aussi l’hôtelier Firmin Mirassou, le cordonnier-chausseur Joseph Mesmer, l’épicier Jean Jaussaud, le boulanger Jean Dorée, ...


On retrouve aussi beaucoup de français parmi les artisanst, petits commerçants et restaurateurs : Luois Vieille, Frédérique Guiol, Victor Dol, le coiffeur Félix Signor, le boulanger Jean Doré, le cordonnier Blanchard, le pharmacien Jean Violé et des plus grands, comme les entrpôts Edouarnaud et Luis Christopher, fameux pour sa confiserie et son usine de crème glacée. Comme Edournaud et Christopher, le pharmacien Lucien Brunswig devient le propriétaire du plus grand laboratoire de l’ouest des Etats-Unis.

Quand fut établie en avril 1871 la Farmers & Merchants Bank, deux Français, Amestoy et Mascarel, souscrivent au capital de la banque. Pas un des quartiers de Los Angeles ou des communes avoisinantes n’échappe aux investissements des Français ou à leur vision de l’avenir : c’est ainsi qu’Eugène Aune est allé construire en 1875 la première maison de Santa Monica pour y ouvrir un restaurant, suffisamment fameux pour attirer, en ce temps-là, des clients à 20 miles à la ronde.

Quelques éleveurs français des Alpes ou des Pyrénnées ont investi leurs gains dans l’immobilier ou la terre et ont laissé de prestigieux immeubles tels Pelissier sur Wilshire ou Amestoy à Encino ou encore Garnier à Downtown. on retrouve aujourd’hui ces anciens propriétaires dans le nom des rues comme Delongpre Boulevard à Hollywood, Sentou Street, Amestoy, Labaig, Leonis Boulevard à Vernon et Mesner à Mar Vista.

En matière culturelle, les français ont aussi largement contribué : Hector Alliot était le conservateur du premier musée de Los Angeles, le peintre Paul Delongpré a fait connaître le patit village d’Hollywood à l’échelle nationale, et bien sûr le cinéma avec l’arrivée en 1918 de groupes de français venus de la côte est, comme le grand réalisateur Maurice Tourneur, lequel influencera grandement l’esthétique du cinéma.

(Texte basé sur le "Guide Français de Los Angeles et du Sud de la Californie" publié en 1932 par F. Loyer et C. Beaudreau, et sur le "1872 Los Angeles City and County Directory". Compilation : J.-M. Lebon.)

http://www.consulfrance-losangeles.org/article.php3?id_article=259

Les Français de Los Angeles

Les Français de Los Angeles, une minorité active.


Sait-on que la ville de Los Angeles a abrité trois hebdomadaires français ? L'Union nouvelle, publié de 1879 à 1966, l'organe de la population française du sud de la Californie, Le Progrès, journal politique, commercial et littéraire (1894-1896), ; et Le Français (1896-1898). Une exposition captivante, "Pioneers and Entrepreneurs, French Immigrants in the Making of L.A. 1827-1927" (pionniers et entrepreneurs, les immigrants français actifs à Los Angeles), instruit sur cette communauté qui avait son quartier autour d'Aliso Street, avec commerces et quelques saloons.



Les Français de L.A. connurent des success stories. Certains siégèrent au conseil municipal de la ville et, en 1865, Joseph Mascarel, un marin originaire de Marseille, est élu maire. Ses compétences linguistiques devaient laisser à désirer, car, vers la fin de son mandat, cette annonce parut dans un journal local : "Wanted : a candidate for Mayor who can read and speak the English language" (un candidat au poste de maire qui sache lire et parler la langue anglaise).

Les Français arrivent avec les immigrants européens vers 1821, après le départ des Espagnols, quand la nouvelle république mexicaine favorise l'immigration étrangère. Un des premiers, Louis Bauchet, est vigneron. En 1850, quand la Californie devient le 31e Etat de l'Union, Los Angeles compte 1 600 habitants, dont 23 Français.

Peu nombreux mais entreprenants, tel Germain Pellissier, berger venu des Hautes-Alpes en 1868, dont le petit-fils a fait construire le Pellissier Building, un bâtiment Art déco à l'angle des boulevards Wilshire et Western. Ou Solomon Lazard qui, en 1868, lance une compagnie de distribution d'eau, la L.A. City Water Company. En 1901, le peintre Paul de Longpré commande à l'architecte québécois Jean-Baptiste Bourgeois une hacienda de style mauresque avec jardins dans le quartier d'Hollywood, qui restera une attraction jusqu'à sa démolition, en 1925.

L'histoire des Français de Los Angeles confirme aussi l'importance de l'émigration des Basques vers l'Ouest américain. Sylvestre Dupuy, un modeste berger qui a fait fortune, fit construire, en 1924, le Château Pyrénées, dans le quartier d'Alhambra. C'est dans l'entrée de cette résidence de 28 pièces, qui appartient aujourd'hui au producteur de musique Phil Spector, que l'actrice Lana Clarkson a trouvé la mort en février 2003.

L'exposition de la Pico House, dans le quartier de Downtown, est parrainée par FLAX (France Los Angeles eXchange), organisme d'échanges culturels entre Los Angeles et la France. Elle a été préparée par l'historienne Hélène Demeestere et la commissaire Tamara Devrient et conçue par Florencia Pita, de l'école d'architecture SCI-Arc.



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"Pioneers and Entrepreneurs, French Immigrants in the Making of L.A., 1827-1927", Pico House, 424 North Main Street, Los Angeles Downtown. Tél. : (213)-485-8432. Jusqu'au 13 janvier.


Claudine Mulard, Le Monde.
Article paru dans l'édition du 03.01.08.