Grande coutume américaine...
AFP
Les personnes en bonne santé qui prennent de l'aspirine au quotidien en pensant prévenir les accidents cardiovasculaires ne font qu'accroître le risque d'hémorragie, selon une étude britannique publiée lundi. Cette étude, intitulée Aspirin for Asymptomatic Atherosclerosis (AAA), ne conteste pas les bienfaits de l'aspirine, par son effet anticoagulant, pour les patients présentant des risques cardiovasculaires. Mais elle s'inquiète de la consommation régulière d'aspirine par des personnes en pleine santé.
"Nous savons que les patients présentant des symptômes de maladies artérielles, telles que l'angine de poitrine, l'attaque cardiaque ou l'attaque cérébrale, peuvent réduire les risques en prenant une faible dose d'aspirine chaque jour", a expliqué le professeur Peter Weissberg, directeur médical de la British Heart Foundation, qui a aidé à financer l'étude. Mais "les conclusions de cette étude sont en accord avec nos recommandations actuelles selon lesquelles les gens qui n'ont pas été diagnostiqués pour une maladie artérielle ou cardiaque et ne présentent pas de symptômes ne devraient pas prendre d'aspirine parce que le risque d'hémorragies peut s'avérer plus important que les bienfaits", a-t-il ajouté.
Cette étude a été conduite par le professeur Gerry Fowkes de l'université d'Edimbourg et a été présentée ce week-end au congrès de la Société européenne de cardiologie à Barcelone en Espagne. Elle a porté sur 3.500 hommes et femmes, âgés de 50 à 75 ans, sans antécédents cardiovasculaires, à qui l'on a donné quotidiennement soit 100 mg d'aspirine soit un placebo, et qui ont été surveillés médicalement pendant huit ans. S'il n'y a eu aucune différence dans le nombre d'attaques cardiaques et cérébrales, ou d'accidents cardiovasculaires, des saignements sont apparus pour 2 % des personnes consommant de l'aspirine et seulement 1,2 % de celles prenant le placebo. Les pathologies cardiovasculaires ont fait 17,5 millions de morts dans le monde en 2005, soit 30 % du total, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
lundi 31 août 2009
mardi 25 août 2009
Les étudiants français toujours aussi nuls en anglais
LE MONDE
Le précédent ministre de l'éducation, Xavier Darcos, voulait des élèves bilingues à la fin de leur scolarité. Il a bien fait de changer de ministère avant les résultats 2008 du TOEFFL, ce "Test of English as a Foreign Language" que requièrent les universités anglo-saxonnes pour inscrire un non-anglophone. Les 20 000 étudiants qui l'ont passé en 2008 arrivent tout juste au niveau attendu en fin de lycée - soit en dessous des attentes académiques de l'université et bien en deçà d'un quelconque bilinguisme.
Ces résultats placent la France assez loin dans le classement des bons connaisseurs de l'anglais. Au 69e rang d'un classement mondial opéré sur 109 pays et au 25e dans la liste des 43 Etats européens. Loin derrière l'inévitable peloton de tête des pays nordiques, auquel s'ajoutent les Allemands et les Néerlandais. Tous deux comptabilisent 102 points sur 120, quand notre score de 88 nous place tout juste ex aequo avec la Bulgarie, la Biélorussie et la Lettonie. Les cancres de l'Europe étant le Kosovo (73), Chypre (78) et l'Albanie (77).
Ce test n'est pas représentatif de la population étudiante. Il est passé par les 20 000 étudiants français qui envisagent de poursuivre leurs études dans un pays anglo-saxon. S'ils ne sont pas forcément les meilleurs locuteurs dans la langue de Shakespeare, ils se sentent capables de suivre un cursus en anglais. Ce qui n'est pas l'avis de toutes les universités d'accueil.
Avec son petit score, l'étudiant français moyen voit son choix d'études à l'étranger limité. Aussi brillant soit-il dans sa discipline, il peut oublier l'université Yale, qui requiert un score de 100, ou le MIT (Massachusetts Institute of Technology), qui accepte à partir de 90 (mais recommande 100). Il lui reste quand même le soleil de Californie, puisque l'UCLA (University of California) ou Berkeley se contentent de 83 points.
ADN GAULOIS
Le test démontre, avec un score de 21 sur 30, que les étudiants français sont les moins bien notés à l'oral. Ce manque de pratique est un handicap de taille pour le recrutement dans les établissements anglo-saxons. D'ailleurs seuls les étudiants chypriotes, monégasques et... italiens s'expriment moins bien que nous en anglais. L'honneur serait sauf si ces derniers n'étaient sur une pente ascendante et n'avaient déjà globalement amélioré leur score général de 7 points en un an. Ce qui fait craindre aux Français d'être distancés sous peu, comme ils l'ont déjà été par les Espagnols. Le risque est d'autant plus grand que la courbe de progression française reste résolument à l'horizontale.
Y aurait-il dans l'ADN gaulois un gène qui empêcherait de parler, voire de comprendre l'anglais ? A l'heure où la génétique aide à comprendre les dégénérescences et autres blocages, on aimerait qu'elle nous explique pourquoi les Français restent irrémédiablement imperméables à la langue de Shakespeare. A moins que le vrai problème ne soit notre système éducatif et que les étudiants qui remontent la moyenne ne fassent partie des 170 000 jeunes favorisés qui partent chaque année en séjour linguistique à l'étranger ?
Le précédent ministre de l'éducation, Xavier Darcos, voulait des élèves bilingues à la fin de leur scolarité. Il a bien fait de changer de ministère avant les résultats 2008 du TOEFFL, ce "Test of English as a Foreign Language" que requièrent les universités anglo-saxonnes pour inscrire un non-anglophone. Les 20 000 étudiants qui l'ont passé en 2008 arrivent tout juste au niveau attendu en fin de lycée - soit en dessous des attentes académiques de l'université et bien en deçà d'un quelconque bilinguisme.
Ces résultats placent la France assez loin dans le classement des bons connaisseurs de l'anglais. Au 69e rang d'un classement mondial opéré sur 109 pays et au 25e dans la liste des 43 Etats européens. Loin derrière l'inévitable peloton de tête des pays nordiques, auquel s'ajoutent les Allemands et les Néerlandais. Tous deux comptabilisent 102 points sur 120, quand notre score de 88 nous place tout juste ex aequo avec la Bulgarie, la Biélorussie et la Lettonie. Les cancres de l'Europe étant le Kosovo (73), Chypre (78) et l'Albanie (77).
Ce test n'est pas représentatif de la population étudiante. Il est passé par les 20 000 étudiants français qui envisagent de poursuivre leurs études dans un pays anglo-saxon. S'ils ne sont pas forcément les meilleurs locuteurs dans la langue de Shakespeare, ils se sentent capables de suivre un cursus en anglais. Ce qui n'est pas l'avis de toutes les universités d'accueil.
Avec son petit score, l'étudiant français moyen voit son choix d'études à l'étranger limité. Aussi brillant soit-il dans sa discipline, il peut oublier l'université Yale, qui requiert un score de 100, ou le MIT (Massachusetts Institute of Technology), qui accepte à partir de 90 (mais recommande 100). Il lui reste quand même le soleil de Californie, puisque l'UCLA (University of California) ou Berkeley se contentent de 83 points.
ADN GAULOIS
Le test démontre, avec un score de 21 sur 30, que les étudiants français sont les moins bien notés à l'oral. Ce manque de pratique est un handicap de taille pour le recrutement dans les établissements anglo-saxons. D'ailleurs seuls les étudiants chypriotes, monégasques et... italiens s'expriment moins bien que nous en anglais. L'honneur serait sauf si ces derniers n'étaient sur une pente ascendante et n'avaient déjà globalement amélioré leur score général de 7 points en un an. Ce qui fait craindre aux Français d'être distancés sous peu, comme ils l'ont déjà été par les Espagnols. Le risque est d'autant plus grand que la courbe de progression française reste résolument à l'horizontale.
Y aurait-il dans l'ADN gaulois un gène qui empêcherait de parler, voire de comprendre l'anglais ? A l'heure où la génétique aide à comprendre les dégénérescences et autres blocages, on aimerait qu'elle nous explique pourquoi les Français restent irrémédiablement imperméables à la langue de Shakespeare. A moins que le vrai problème ne soit notre système éducatif et que les étudiants qui remontent la moyenne ne fassent partie des 170 000 jeunes favorisés qui partent chaque année en séjour linguistique à l'étranger ?
samedi 8 août 2009
I wouldn't put anything past this stupid country
Bill Maher
http://www.huffingtonpost.co/
New Rule: Just because a country elects a smart president doesn't make it a smart country. A few weeks ago I was asked by Wolf Blitzer if I thought Sarah Palin could get elected president, and I said I hope not, but I wouldn't put anything past this stupid country. It was amazing - in the minute or so between my calling America stupid and the end of the Cialis commercial, CNN was flooded with furious emails and the twits hit the fan. And you could tell that these people were really mad because they wrote entirely in CAPITAL LETTERS!!! It's how they get the blood circulating when the Cialis wears off. Worst of all, Bill O'Reilly refuted my contention that this is a stupid country by calling me a pinhead, which A) proves my point, and B) is really funny coming from a doody-face like him.
Now, the hate mail all seemed to have a running theme: that I may live in a stupid country, but they lived in the greatest country on earth, and that perhaps I should move to another country, like Somalia. Well, the joke's on them because I happen to have a summer home in Somalia... and no I can't show you an original copy of my birth certificate because Woody Harrelson spilled bong water on it.
And before I go about demonstrating how, sadly, easy it is to prove the dumbness dragging down our country, let me just say that ignorance has life and death consequences. On the eve of the Iraq War, 69% of Americans thought Saddam Hussein was personally involved in 9/11. Four years later, 34% still did. Or take the health care debate we're presently having: members of Congress have recessed now so they can go home and "listen to their constituents." An urge they should resist because their constituents don't know anything. At a recent town-hall meeting in South Carolina, a man stood up and told his Congressman to "keep your government hands off my Medicare," which is kind of like driving cross country to protest highways.
I'm the bad guy for saying it's a stupid country, yet polls show that a majority of Americans cannot name a single branch of government, or explain what the Bill of Rights is. 24% could not name the country America fought in the Revolutionary War. More than two-thirds of Americans don't know what's in Roe v. Wade. Two-thirds don't know what the Food and Drug Administration does. Some of this stuff you should be able to pick up simply by being alive. You know, like the way the Slumdog kid knew about cricket.
Not here. Nearly half of Americans don't know that states have two senators and more than half can't name their congressman. And among Republican governors, only 30% got their wife's name right on the first try.
Sarah Palin says she would never apologize for America. Even though a Gallup poll says 18% of Americans think the sun revolves around the earth. No, they're not stupid. They're interplanetary mavericks. A third of Republicans believe Obama is not a citizen, and a third of Democrats believe that George Bush had prior knowledge of the 9/11 attacks, which is an absurd sentence because it contains the words "Bush" and "knowledge."
People bitch and moan about taxes and spending, but they have no idea what their government spends money on. The average voter thinks foreign aid consumes 24% of our federal budget. It's actually less than 1%. And don't even ask about cabinet members: seven in ten think Napolitano is a kind of three-flavored ice cream. And last election, a full one-third of voters forgot why they were in the booth, handed out their pants, and asked, "Do you have these in a relaxed-fit?"
And I haven't even brought up America's religious beliefs. But here's one fun fact you can take away: did you know only about half of Americans are aware that Judaism is an older religion than Christianity? That's right, half of America looks at books called the Old Testament and the New Testament and cannot figure out which one came first.
And these are the idiots we want to weigh in on the minutia of health care policy? Please, this country is like a college chick after two Long Island Iced Teas: we can be talked into anything, like wars, and we can be talked out of anything, like health care. We should forget town halls, and replace them with study halls. There's a lot of populist anger directed towards Washington, but you know who concerned citizens should be most angry at? Their fellow citizens. "Inside the beltway" thinking may be wrong, but at least it's thinking, which is more than you can say for what's going on outside the beltway.
And if you want to call me an elitist for this, I say thank you. Yes, I want decisions made by an elite group of people who know what they're talking about. (...)
http://www.huffingtonpost.co/
New Rule: Just because a country elects a smart president doesn't make it a smart country. A few weeks ago I was asked by Wolf Blitzer if I thought Sarah Palin could get elected president, and I said I hope not, but I wouldn't put anything past this stupid country. It was amazing - in the minute or so between my calling America stupid and the end of the Cialis commercial, CNN was flooded with furious emails and the twits hit the fan. And you could tell that these people were really mad because they wrote entirely in CAPITAL LETTERS!!! It's how they get the blood circulating when the Cialis wears off. Worst of all, Bill O'Reilly refuted my contention that this is a stupid country by calling me a pinhead, which A) proves my point, and B) is really funny coming from a doody-face like him.
Now, the hate mail all seemed to have a running theme: that I may live in a stupid country, but they lived in the greatest country on earth, and that perhaps I should move to another country, like Somalia. Well, the joke's on them because I happen to have a summer home in Somalia... and no I can't show you an original copy of my birth certificate because Woody Harrelson spilled bong water on it.
And before I go about demonstrating how, sadly, easy it is to prove the dumbness dragging down our country, let me just say that ignorance has life and death consequences. On the eve of the Iraq War, 69% of Americans thought Saddam Hussein was personally involved in 9/11. Four years later, 34% still did. Or take the health care debate we're presently having: members of Congress have recessed now so they can go home and "listen to their constituents." An urge they should resist because their constituents don't know anything. At a recent town-hall meeting in South Carolina, a man stood up and told his Congressman to "keep your government hands off my Medicare," which is kind of like driving cross country to protest highways.
I'm the bad guy for saying it's a stupid country, yet polls show that a majority of Americans cannot name a single branch of government, or explain what the Bill of Rights is. 24% could not name the country America fought in the Revolutionary War. More than two-thirds of Americans don't know what's in Roe v. Wade. Two-thirds don't know what the Food and Drug Administration does. Some of this stuff you should be able to pick up simply by being alive. You know, like the way the Slumdog kid knew about cricket.
Not here. Nearly half of Americans don't know that states have two senators and more than half can't name their congressman. And among Republican governors, only 30% got their wife's name right on the first try.
Sarah Palin says she would never apologize for America. Even though a Gallup poll says 18% of Americans think the sun revolves around the earth. No, they're not stupid. They're interplanetary mavericks. A third of Republicans believe Obama is not a citizen, and a third of Democrats believe that George Bush had prior knowledge of the 9/11 attacks, which is an absurd sentence because it contains the words "Bush" and "knowledge."
People bitch and moan about taxes and spending, but they have no idea what their government spends money on. The average voter thinks foreign aid consumes 24% of our federal budget. It's actually less than 1%. And don't even ask about cabinet members: seven in ten think Napolitano is a kind of three-flavored ice cream. And last election, a full one-third of voters forgot why they were in the booth, handed out their pants, and asked, "Do you have these in a relaxed-fit?"
And I haven't even brought up America's religious beliefs. But here's one fun fact you can take away: did you know only about half of Americans are aware that Judaism is an older religion than Christianity? That's right, half of America looks at books called the Old Testament and the New Testament and cannot figure out which one came first.
And these are the idiots we want to weigh in on the minutia of health care policy? Please, this country is like a college chick after two Long Island Iced Teas: we can be talked into anything, like wars, and we can be talked out of anything, like health care. We should forget town halls, and replace them with study halls. There's a lot of populist anger directed towards Washington, but you know who concerned citizens should be most angry at? Their fellow citizens. "Inside the beltway" thinking may be wrong, but at least it's thinking, which is more than you can say for what's going on outside the beltway.
And if you want to call me an elitist for this, I say thank you. Yes, I want decisions made by an elite group of people who know what they're talking about. (...)
mercredi 29 juillet 2009
Le paradoxe de la culture française aux États-Unis
La culture française a une place à part aux Etats-Unis, mais sa connaissance varie selon les régions, les milieux sociaux et les genres.
Si les Cézanne, Matisse et autres Caillebotte attirent toujours autant les Américains, la culture urbaine hexagonale peine encore à trouver son public outre-Atlantique.
Enquête:
Quand il parle de culture française aux Etats-Unis, James Natsis a la voix qui s’emballe. Cet Américain de 51 ans résidant à Louisville dans le Kentucky, élève son fils de 4 ans exclusivement en français. Dans les propos légèrement teintés d’un accent créole, on sent la passion pour cette culture française qui le lie à son enfant : « Elle a une place à part dans ce pays », glisse-t-il. L’homme qui fréquente l’Alliance Française de sa ville regrette néanmoins que ces concitoyens n’aient qu’une image conventionnelle de la culture française.
« La France n’est pas que le pays du bon vin, des parfums et d’Yves Saint-Laurent. Je crois qu’il faut montrer aux Américains une France plus ordinaire, une France qui boit de la bière. » La perception de la culture française varie selon les milieux sociaux et selon les régions américaines.
Tom Bishop, professeur de français à la New York University, voit cependant une constante : « Je crois que l’on peut parler d’ « exception culturelle » française aux États-Unis », explique-t-il. Cet infatigable promoteur de la culture française aux États-Unis a coorganisé en début d’année le Festival of New French Writing à la New York University qui rassemblait des auteurs américains (Siri Hustvedt, Chris Ware, etc) et des auteurs français traduits en anglais (Bernard-Henri Lévy, Emmanuel Carrère). Cet événement était, d’une certaine manière, une réponse à un article publié par Donald Morrison dans Time en 2007 et dans lequel il affirmait que la culture française était en recul. « C’est une bêtise », répond Tom Bishop. « Et c’est la preuve qu’il y a une exception culturelle française aux États-Unis.
Une des gloires culturelles de la France, c’est aussi d’attirer les artistes étrangers chez elle. Même si la France peut agacer les Américains comme ce fut le cas lors de la guerre en Irak, elle compte plus que les autres. »Chaque recoin du bureau de Tom Bishop a été colonisé au fil des ans par des dizaines de livres et de rapports qui témoignent de son engagement pour la culture française : « Je suis entouré de collègues qui enseignent le français et se plaignent de la domination de l’espagnol », poursuit-il de sa voix posée. « Cette comparaison est ridicule. Dans un pays au tiers hispanophone, c’est remarquable que le français soit en deuxième position et enseigné dans plus de 2000 universités aux États-Unis. » Cette bonne tenue de la culture et de la langue française se retrouve sur le marché de l’édition. « Le pourcentage d’oeuvres étrangères traduites en anglais aux États-Unis n’est pas bon et tourne autour de 2% du total des livres en vente dans ce pays », ajoute encore Tom Bishop. « Mais la moitié de ces 2% sont des œuvres françaises. ».
Antoine Bello, prix France Culture - Télérama cette année pour Les Éclaireurs, a vu son premier roman – Éloge de la pièce manquante – être traduit en anglais, mais la crise semble avoir refroidi les éditeurs américains qui hésitent à acheter les droits d’oeuvres étrangères. Cette nouvelle donne n’empêche pas l’auteur franco-américain établi au nord de New York, de partager l’avis de Tom Bishop. « La culture française a une place à part », explique-t-il. « Il y a eu récemment dans le New York Times un long article très critique sur "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell. Cela prouve que les gens prennent le sujet très à cœur, car si tu veux ‘tuer’ un livre, tu n’en parles pas. ».
La culture française vit aux États-Unis grâce à de nombreux réseaux, dont celui des Alliances Françaises avec ses 116 antennes à travers tout le pays.
À New York, le French Institute Alliance Française (FIAF) organise chaque année sous l’impulsion de Lili Chopra, sa directrice artistique, Crossing the Line, un festival qui mélange les genres en provenance de la scène hexagonale: « Mon but est d’apporter le contexte le plus juste possible pour la création contemporaine », dit-elle avant de reconnaître la difficulté de lever des fonds dans le contexte économique actuel. Les services culturels de l’ambassade de France, basés à New York, ont des ambitions et des difficultés comparables à celles du FIAF. « Les Américains connaissent bien les aspects historiques de la culture française », déclare Kareen Rispal, la conseillère culturelle de l’ambassade de France:
« Mon but est avant tout de faire connaître la culture contemporaine. » Cette dernière doit conjuguer avec une baisse de son budget de 12% en 2010 qui vient s’ajouter une diminution de 10% cette année: « Nous allons souffrir en 2010. Mais en période de crise, il faut être très créatif». La conseillère culturelle mentionne notamment « Films on the green », série de films français diffusés en plein air à New York le mois dernier, comme l’un des exemples de programmes réalisables avec peu de moyens. Comme l’a révélé france-amérique.com en mai, les services culturels de l’ambassade de France pourraient néanmoins quitter New York prochainement pour déménager à Washington.
À l’automne dernier, les services culturels de l’ambassade de France ont organisé avec Claude Grunitzky, fondateur du magazine Trace, "I kiffe New York", un festival sur la culture urbaine française, ce rendez-vous a peiné à trouver son public. « L’idée était de montrer que l’image de la culture française est plus large que le Louvre ou le Tour Eiffel », explique Claude Grunitzky, 38 ans. « Mais tous les artistes programmés étaient inconnus du grand public, on se rend compte que la vision de la culture française aux États-Unis est très superficielle, pour moi, la culture française ne rayonne pas aux États-Unis », poursuit Claude Grunitzky. « Une exception : le triomphe de Marion Cotillard aux Oscars, c'est la culture de l’archétype, elle incarne le chic français, cette image d’élégance et de raffinement qui est celle de la France à l’étranger. Les Français ne sont en revanche pas connus pour être de bons musiciens, j'ai fait trois compilations de hip hop avec des stars du rap américain et du rap français, les ventes n’ont pas décollé car les rappeurs français ne sont absolument pas connus à l’étranger. »
Darek Mazzone, producteur à la radio KEXP de Seattle, n’hésite pas à diffuser du hip hop français dans son émission Mo’Glo, de MC Solaar à Suprême NTM ou Assassin, mais reconnaît que ce pan de la culture française est peu connu aux Etats-Unis. « Cette culture urbaine est probablement trop proche de la nôtre», glisse-t-il. « La France a cette capacité d’absorber rapidement les influences extérieures et de les intégrer. »
La récente tournée à guichets fermés de Phoenix, groupe de rock français très apprécié aux États-Unis, témoigne de belles perspectives pour les musiques actuelles françaises ici, et le succès d’expositions comme celle de Cézanne à Philadelphie ou de Caillebotte au Brooklyn Museum, confirment l’intérêt toujours vif des Américains pour la culture française.
Pour Antoine Bello, un danger plane néanmoins. « Je ne suis pas sûr que nous sommes en train de créer les « Caillebotte du futur » et l’héritage pour les 100 prochaines années », lâche-t-il.
« J’ai l’impression que pour beaucoup d’Américains, une certaine forme de la culture française est en voie d’extinction, à une époque, il y avait Gide, Mauriac, Camus, Sartre. La culture française rayonnait pleinement. Et c’était ressenti comme tel par les Américains. Aujourd’hui, elle n’a plus de vocation universelle. »
À Louisville, James Natsis estime pour sa part que l’avenir de la culture française aux États-Unis passe par ce qu’il nomme la “néo-francophonie”: « Dans ma région, il y a des Haïtiens et des Congolais. Il faut trouver un moyen de créer des relais entre les différentes communautés pour promouvoir le français et la culture francophone ici. »
Infos pratiques
http://kexp.org/http://www.fiaf.org/
http://www.alliance-us.org/http://www.frenchculture.org/
www.nyu.edu/maisonfrancaise
http://www.trace212.com/
http://www.france-amerique.com/articles/2009/07/29/le_paradoxe_de_la_culture_francaise_aux_etats-unis.html
Si les Cézanne, Matisse et autres Caillebotte attirent toujours autant les Américains, la culture urbaine hexagonale peine encore à trouver son public outre-Atlantique.
Enquête:
Quand il parle de culture française aux Etats-Unis, James Natsis a la voix qui s’emballe. Cet Américain de 51 ans résidant à Louisville dans le Kentucky, élève son fils de 4 ans exclusivement en français. Dans les propos légèrement teintés d’un accent créole, on sent la passion pour cette culture française qui le lie à son enfant : « Elle a une place à part dans ce pays », glisse-t-il. L’homme qui fréquente l’Alliance Française de sa ville regrette néanmoins que ces concitoyens n’aient qu’une image conventionnelle de la culture française.
« La France n’est pas que le pays du bon vin, des parfums et d’Yves Saint-Laurent. Je crois qu’il faut montrer aux Américains une France plus ordinaire, une France qui boit de la bière. » La perception de la culture française varie selon les milieux sociaux et selon les régions américaines.
Tom Bishop, professeur de français à la New York University, voit cependant une constante : « Je crois que l’on peut parler d’ « exception culturelle » française aux États-Unis », explique-t-il. Cet infatigable promoteur de la culture française aux États-Unis a coorganisé en début d’année le Festival of New French Writing à la New York University qui rassemblait des auteurs américains (Siri Hustvedt, Chris Ware, etc) et des auteurs français traduits en anglais (Bernard-Henri Lévy, Emmanuel Carrère). Cet événement était, d’une certaine manière, une réponse à un article publié par Donald Morrison dans Time en 2007 et dans lequel il affirmait que la culture française était en recul. « C’est une bêtise », répond Tom Bishop. « Et c’est la preuve qu’il y a une exception culturelle française aux États-Unis.
Une des gloires culturelles de la France, c’est aussi d’attirer les artistes étrangers chez elle. Même si la France peut agacer les Américains comme ce fut le cas lors de la guerre en Irak, elle compte plus que les autres. »Chaque recoin du bureau de Tom Bishop a été colonisé au fil des ans par des dizaines de livres et de rapports qui témoignent de son engagement pour la culture française : « Je suis entouré de collègues qui enseignent le français et se plaignent de la domination de l’espagnol », poursuit-il de sa voix posée. « Cette comparaison est ridicule. Dans un pays au tiers hispanophone, c’est remarquable que le français soit en deuxième position et enseigné dans plus de 2000 universités aux États-Unis. » Cette bonne tenue de la culture et de la langue française se retrouve sur le marché de l’édition. « Le pourcentage d’oeuvres étrangères traduites en anglais aux États-Unis n’est pas bon et tourne autour de 2% du total des livres en vente dans ce pays », ajoute encore Tom Bishop. « Mais la moitié de ces 2% sont des œuvres françaises. ».
Antoine Bello, prix France Culture - Télérama cette année pour Les Éclaireurs, a vu son premier roman – Éloge de la pièce manquante – être traduit en anglais, mais la crise semble avoir refroidi les éditeurs américains qui hésitent à acheter les droits d’oeuvres étrangères. Cette nouvelle donne n’empêche pas l’auteur franco-américain établi au nord de New York, de partager l’avis de Tom Bishop. « La culture française a une place à part », explique-t-il. « Il y a eu récemment dans le New York Times un long article très critique sur "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell. Cela prouve que les gens prennent le sujet très à cœur, car si tu veux ‘tuer’ un livre, tu n’en parles pas. ».
La culture française vit aux États-Unis grâce à de nombreux réseaux, dont celui des Alliances Françaises avec ses 116 antennes à travers tout le pays.
À New York, le French Institute Alliance Française (FIAF) organise chaque année sous l’impulsion de Lili Chopra, sa directrice artistique, Crossing the Line, un festival qui mélange les genres en provenance de la scène hexagonale: « Mon but est d’apporter le contexte le plus juste possible pour la création contemporaine », dit-elle avant de reconnaître la difficulté de lever des fonds dans le contexte économique actuel. Les services culturels de l’ambassade de France, basés à New York, ont des ambitions et des difficultés comparables à celles du FIAF. « Les Américains connaissent bien les aspects historiques de la culture française », déclare Kareen Rispal, la conseillère culturelle de l’ambassade de France:
« Mon but est avant tout de faire connaître la culture contemporaine. » Cette dernière doit conjuguer avec une baisse de son budget de 12% en 2010 qui vient s’ajouter une diminution de 10% cette année: « Nous allons souffrir en 2010. Mais en période de crise, il faut être très créatif». La conseillère culturelle mentionne notamment « Films on the green », série de films français diffusés en plein air à New York le mois dernier, comme l’un des exemples de programmes réalisables avec peu de moyens. Comme l’a révélé france-amérique.com en mai, les services culturels de l’ambassade de France pourraient néanmoins quitter New York prochainement pour déménager à Washington.
À l’automne dernier, les services culturels de l’ambassade de France ont organisé avec Claude Grunitzky, fondateur du magazine Trace, "I kiffe New York", un festival sur la culture urbaine française, ce rendez-vous a peiné à trouver son public. « L’idée était de montrer que l’image de la culture française est plus large que le Louvre ou le Tour Eiffel », explique Claude Grunitzky, 38 ans. « Mais tous les artistes programmés étaient inconnus du grand public, on se rend compte que la vision de la culture française aux États-Unis est très superficielle, pour moi, la culture française ne rayonne pas aux États-Unis », poursuit Claude Grunitzky. « Une exception : le triomphe de Marion Cotillard aux Oscars, c'est la culture de l’archétype, elle incarne le chic français, cette image d’élégance et de raffinement qui est celle de la France à l’étranger. Les Français ne sont en revanche pas connus pour être de bons musiciens, j'ai fait trois compilations de hip hop avec des stars du rap américain et du rap français, les ventes n’ont pas décollé car les rappeurs français ne sont absolument pas connus à l’étranger. »
Darek Mazzone, producteur à la radio KEXP de Seattle, n’hésite pas à diffuser du hip hop français dans son émission Mo’Glo, de MC Solaar à Suprême NTM ou Assassin, mais reconnaît que ce pan de la culture française est peu connu aux Etats-Unis. « Cette culture urbaine est probablement trop proche de la nôtre», glisse-t-il. « La France a cette capacité d’absorber rapidement les influences extérieures et de les intégrer. »
La récente tournée à guichets fermés de Phoenix, groupe de rock français très apprécié aux États-Unis, témoigne de belles perspectives pour les musiques actuelles françaises ici, et le succès d’expositions comme celle de Cézanne à Philadelphie ou de Caillebotte au Brooklyn Museum, confirment l’intérêt toujours vif des Américains pour la culture française.
Pour Antoine Bello, un danger plane néanmoins. « Je ne suis pas sûr que nous sommes en train de créer les « Caillebotte du futur » et l’héritage pour les 100 prochaines années », lâche-t-il.
« J’ai l’impression que pour beaucoup d’Américains, une certaine forme de la culture française est en voie d’extinction, à une époque, il y avait Gide, Mauriac, Camus, Sartre. La culture française rayonnait pleinement. Et c’était ressenti comme tel par les Américains. Aujourd’hui, elle n’a plus de vocation universelle. »
À Louisville, James Natsis estime pour sa part que l’avenir de la culture française aux États-Unis passe par ce qu’il nomme la “néo-francophonie”: « Dans ma région, il y a des Haïtiens et des Congolais. Il faut trouver un moyen de créer des relais entre les différentes communautés pour promouvoir le français et la culture francophone ici. »
Infos pratiques
http://kexp.org/http://www.fiaf.org/
http://www.alliance-us.org/http://www.frenchculture.org/
www.nyu.edu/maisonfrancaise
http://www.trace212.com/
http://www.france-amerique.com/articles/2009/07/29/le_paradoxe_de_la_culture_francaise_aux_etats-unis.html
mercredi 22 juillet 2009
Barack Obama confirme ses origines françaises auprès des Mormons
Le président Barack Obama a reçu le chef de l'Eglise mormone lundi à la Maison Blanche, pour le remercier des recherches généalogiques entreprises sur la famille présidentielle américaine. Une occasion aussi pour le locataire de la Maison Blanche de voir confirmer ses racines partiellement françaises.
"Je suis reconnaissant pour ces archives généalogiques que la délégation mormone a apportées avec elle et j'attends avec impatience de pouvoir les consulter avec mes filles", a déclaré Obama dans un communiqué. "C'est quelque chose que notre famille va chérir dans les années à venir".
Thomas Monson, le président de L'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, a apporté avec lui un registre composé de cinq livres reliés de cuir dont il ressort que Barack Obama descend en droite ligne d'un Mareen Duvall. Ce fils de huguenot français avait épousé la petite-fille d'un Richard Cheney, arrivé d'Angleterre dans le Maryland à la fin 1650.
Certains détails généalogiques sur les racines du président américain étaient déjà connus comme le fait que Barack Obama et l'ancien vice-président républicain Dick Cheney partagent des ancêtres communs et qu'ils sont cousins au huitième degré.
Les Mormons ont constitué une base généalogique mondiale qu'ils conservent dans la région de Salt Lake City. AP
"Je suis reconnaissant pour ces archives généalogiques que la délégation mormone a apportées avec elle et j'attends avec impatience de pouvoir les consulter avec mes filles", a déclaré Obama dans un communiqué. "C'est quelque chose que notre famille va chérir dans les années à venir".
Thomas Monson, le président de L'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, a apporté avec lui un registre composé de cinq livres reliés de cuir dont il ressort que Barack Obama descend en droite ligne d'un Mareen Duvall. Ce fils de huguenot français avait épousé la petite-fille d'un Richard Cheney, arrivé d'Angleterre dans le Maryland à la fin 1650.
Certains détails généalogiques sur les racines du président américain étaient déjà connus comme le fait que Barack Obama et l'ancien vice-président républicain Dick Cheney partagent des ancêtres communs et qu'ils sont cousins au huitième degré.
Les Mormons ont constitué une base généalogique mondiale qu'ils conservent dans la région de Salt Lake City. AP
La popularité d'Obama en baisse
AFP
La cote de popularité du président américain Barack Obama est passée en dessous de celle de son prédécesseur George W. Bush à la même période de son mandat, selon un sondage publié aujourd'hui par le quotidien USA Today.
--------
Eh oui, il fallait bien que ça arrive: Turquie, Iran, Couverture santé, Irak, Laicité, Guantanamo, Afghanistan, islamisme, approximation historique...ça fait bcp en peu de temps!
La cote de popularité du président américain Barack Obama est passée en dessous de celle de son prédécesseur George W. Bush à la même période de son mandat, selon un sondage publié aujourd'hui par le quotidien USA Today.
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Eh oui, il fallait bien que ça arrive: Turquie, Iran, Couverture santé, Irak, Laicité, Guantanamo, Afghanistan, islamisme, approximation historique...ça fait bcp en peu de temps!
vendredi 17 juillet 2009
Un roman en 3700 tweets
WASHINGTON (AFP) - Un écrivain américain, qui n'avait trouvé aucun éditeur pour son premier roman, l'a publié sur Twitter, 140 caractères par 140 caractères, soit une vingtaine de mots à la fois, comme l'exige la règle stricte du site de micro-blogs.
Matt Stewart, romancier vivant à San Francisco, en Californie (ouest), a commencé à "tweeter" son roman intitulé "The French Revolution" mardi, jour de la Fête nationale française.
"Autant que je sache, je suis la première personne à publier tout un roman sur Twitter," écrit Matt Stewart sur son site internet, thefrenchrev.com.
Son livre "raconte l'histoire d'une famille de San Francisco qui invente sa place dans l'Histoire," explique-t-il.
L'auteur relève que mettre son livre sur Twitter est "une expérience sociologique" qui permet de "voir comment le monde réagit à une longue narration racontée en fragments".
Il reconnaît aussi qu'il n'avait pas trouvé d'éditeur pour son ouvrage.
Matt Stewart estime qu'il lui faudra à peu près 3.700 "tweets" pour mettre en ligne les 480.000 caractères de son livre.
"Je me doute bien que personne ne lira tous mes 'tweets'", écrit-il. Et pour les lecteurs plus conventionnels, l'écrivain offre son ouvrage sur Scribd.com ou pour 1,99 dollar sur le livre électronique Kindle du distributeur sur internet Amazon.
Matt Stewart, romancier vivant à San Francisco, en Californie (ouest), a commencé à "tweeter" son roman intitulé "The French Revolution" mardi, jour de la Fête nationale française.
"Autant que je sache, je suis la première personne à publier tout un roman sur Twitter," écrit Matt Stewart sur son site internet, thefrenchrev.com.
Son livre "raconte l'histoire d'une famille de San Francisco qui invente sa place dans l'Histoire," explique-t-il.
L'auteur relève que mettre son livre sur Twitter est "une expérience sociologique" qui permet de "voir comment le monde réagit à une longue narration racontée en fragments".
Il reconnaît aussi qu'il n'avait pas trouvé d'éditeur pour son ouvrage.
Matt Stewart estime qu'il lui faudra à peu près 3.700 "tweets" pour mettre en ligne les 480.000 caractères de son livre.
"Je me doute bien que personne ne lira tous mes 'tweets'", écrit-il. Et pour les lecteurs plus conventionnels, l'écrivain offre son ouvrage sur Scribd.com ou pour 1,99 dollar sur le livre électronique Kindle du distributeur sur internet Amazon.
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