A partir de lundi 26 et jusqu'au vendredi 30 avril, de 9 h à 19 h.
Le New York Daily News et la City University of New York lancent lundi la huitième édition de leur permanence téléphonique gratuite, Citizenship NOW ! 350 conseillers vont se relayer pour conseiller sur les questions de visas pour les membres de la famille, de résidence permanente, de cours d'anglais ou de services à l'immigration gratuits.
(...)
D'après une enquête menée en février dernier par France-Amérique, les États-Unis ont reconduit 154 citoyens français à leur frontière, en 2008. Le bureau de l'immigration à New York estimait alors entre 10 000 et 15 000 le nombre de sans-papiers français dans le pays, un chiffre qui représente (seulement) 10 % des citoyens français résidant de manière légale aux États-Unis. Et, cette même année, Washington recensait 1 711 000 entrées et séjours de Français.
http://www.france-amerique.com/articles/2010/04/26/des_experts_repondront_gratuitement_a_vos_questions_sur_l_immigration_aux_etats-unis_1.html
lundi 26 avril 2010
vendredi 23 avril 2010
Le storyboarder fétiche d'Hollywood expose ses dessins à Paris

(AFP)
Le storyboarder français Sylvain Despretz, qui a dessiné les séquences de films de Ridley Scott, Tim Burton ou Stanley Kubrick, expose à partir de jeudi et jusqu'au 23 mai à Paris, 50 dessins originaux, tirés de sa collection personnelle, des films auxquels il a collaborés.
Le storyboarder est un dessinateur qui traduit le scénario écrit en une multitude de dessins afin d'aider le réalisateur à visualiser les scènes de son film avant le tournage proprement dit.
Sylvain Despretz, élève de Moebius pendant plusieurs années, expose pour la première fois à la galerie Artludik ses illustrations réalisées notamment pour "Alien Résurrection" de Jean-Pierre Jeunet, ainsi que ses storyboards et ses études de décors darmures et de personnages pour "Gladiator" de Ridley Scott.
Seront également présentés des esquisses pour "Le Cinquième Élément" de Luc Besson, "La Planète des Singes" de Tim Burton, ou encore "Harry Potter" de Mike Newell.
Parmi les raretés à découvrir, des illustrations couleurs réalisées pour ladaptation de "Superman" par Tim Burton et des dessins pour "I am a Legend" de Ridley Scott, deux projets qui ont finalement été abandonnés et dont seuls subsistent les dessins.
"Une des réalités de ce métier est le nombre incroyable de projets qui naboutissent pas", y compris pour des réalisateurs de premier plan, a indiqué à l'AFP Sylvain Despretz.
Pour les collectionneurs, des pastels réalisés pour les scènes érotiques du "Eyes Wide Shut" de Stanley Kubrick seront également présentés et mis en vente, tout comme les 50 autres dessins.
"Au cinéma, seule limage à l'écran compte, les dessins n'ont pas pour vocation dêtre vus par le public et nont qu'une existence éphémère. Le fait de revoir une sélection de mon travail dans un contexte artistique me donne un recul important au moment où je veux passer à une vitesse supérieure dans mon travail dans le cinéma", a expliqué l'artiste.
Sylvain Despretz, qui est parti vivre aux Etats-Unis à 15 ans et a fait ses débuts dans la publicité où il a rencontré Ridley Scott, vient de terminer un scénario qui "retrace le parcours dun vétéran du mouvement hippie à San Francisco" et est actuellement "à la recherche dalliances en production indépendante, en Europe et aux Etats-Unis, pour réaliser ce film".
dimanche 4 avril 2010
Obama coche la case: "Negro"
WASHINGTON — He may be the world's foremost mixed-race leader, but when it came to the official government head count, President Barack Obama gave only one answer to the question about his ethnic background: African-American.
The White House confirmed on Friday that Obama did not check multiple boxes on his U.S. Census form, or choose the option that allows him to elaborate on his racial heritage. He ticked the box that says "Black, African Am., or Negro."
Obama filled out the form on Monday, supplying information for himself, first lady Michelle Obama and their daughters Malia and Sasha, as well as for Mrs. Obama's mother, Marian Robinson, who lives with the family in the White House.
(...)
http://www.nbcnews.com/id/36157764/ns/politics-white_house/t/its-official-obama-black/
-----------------
Quand le champion de la société "post-raciale" coche la case "negro", il renonce de fait au "vivre ensemble" et renforce le communautarisme si cher aux anglo-saxons.
Il avait pourtant le choix et se devait de cocher plusieurs cases. Il a préféré nier ses origines du Kansas et donc la plus large partie de ses électeurs, qui tout comme lui ont un parent blanc...
Ce politicien "cool" qui n'en finit pas avec l'Irak, Guantanamo, l'Afghanistan et maintenant veut forer "cool" en cela encouragé par Mc Cain sur Twitter: "McCain to Obama: 'Drill baby, drill' est une plus qu'une déception.
The White House confirmed on Friday that Obama did not check multiple boxes on his U.S. Census form, or choose the option that allows him to elaborate on his racial heritage. He ticked the box that says "Black, African Am., or Negro."
Obama filled out the form on Monday, supplying information for himself, first lady Michelle Obama and their daughters Malia and Sasha, as well as for Mrs. Obama's mother, Marian Robinson, who lives with the family in the White House.
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http://www.nbcnews.com/id/36157764/ns/politics-white_house/t/its-official-obama-black/
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Quand le champion de la société "post-raciale" coche la case "negro", il renonce de fait au "vivre ensemble" et renforce le communautarisme si cher aux anglo-saxons.
Il avait pourtant le choix et se devait de cocher plusieurs cases. Il a préféré nier ses origines du Kansas et donc la plus large partie de ses électeurs, qui tout comme lui ont un parent blanc...
Ce politicien "cool" qui n'en finit pas avec l'Irak, Guantanamo, l'Afghanistan et maintenant veut forer "cool" en cela encouragé par Mc Cain sur Twitter: "McCain to Obama: 'Drill baby, drill' est une plus qu'une déception.
samedi 3 avril 2010
Thomas Moyer
Longest-serving current state Supreme Court chief justice in the U.S., Ohio Supreme Court Chief Justice Thomas Moyer, dies at 70 - AP
Moyer: Le nom est porté dans le Centre (41, 37). Il a dû désigner un métayer (dérivé de l'ancien français "moie" = moitié). Un hameau s'appelle Moyer à Verrie (49), d'autres La Moyère à Dangy (50) et à Peze-le-Robert (72), ou encore Moyère à Saint-Pierreville (07). Ce dernier lieu semble à l'origine du nom de famille Moyère, lui aussi porté dans l'Ardèche. Autre nom voisin : Moyerie (69).
Moyer: Le nom est porté dans le Centre (41, 37). Il a dû désigner un métayer (dérivé de l'ancien français "moie" = moitié). Un hameau s'appelle Moyer à Verrie (49), d'autres La Moyère à Dangy (50) et à Peze-le-Robert (72), ou encore Moyère à Saint-Pierreville (07). Ce dernier lieu semble à l'origine du nom de famille Moyère, lui aussi porté dans l'Ardèche. Autre nom voisin : Moyerie (69).
jeudi 1 avril 2010
Ah ouais, on n'a plus une armée de lâches ?
extraits d'un article du New York Times:
Obama présente l’addition à Sarkozy
"Avec sa femme, Carla Bruni-Sarkozy, le président français a eu droit à un dîner privé à la Maison-Blanche en compagnie du couple Obama, ce qui n’a pas manqué de faire sensation à Paris. " ah ouais, chez qui ? des lèches culs ?
"Il espérait notamment un geste de la France, qui, à la tête de l’une des armées les plus modernes d’Europe"
"de tous les pays de l’OTAN qui ne manquent pas d’instructeurs militaires qualifiés, la France est l’un des rares à disposer de forces de combat éprouvées."
http://www.courrierinternational.com/article/2010/04/01/obama-presente-l-addition-a-sarkozy
A trop lire le Canard Enchainé et constater la manière dont les américains traitent les français en Afghanistan, je suggère qu'on les laisse se démerder!
Obama présente l’addition à Sarkozy
"Avec sa femme, Carla Bruni-Sarkozy, le président français a eu droit à un dîner privé à la Maison-Blanche en compagnie du couple Obama, ce qui n’a pas manqué de faire sensation à Paris. " ah ouais, chez qui ? des lèches culs ?
"Il espérait notamment un geste de la France, qui, à la tête de l’une des armées les plus modernes d’Europe"
"de tous les pays de l’OTAN qui ne manquent pas d’instructeurs militaires qualifiés, la France est l’un des rares à disposer de forces de combat éprouvées."
http://www.courrierinternational.com/article/2010/04/01/obama-presente-l-addition-a-sarkozy
A trop lire le Canard Enchainé et constater la manière dont les américains traitent les français en Afghanistan, je suggère qu'on les laisse se démerder!
mercredi 31 mars 2010
USA: 550 dollars pour une consultation de dix minutes sans la moindre auscultation
Le Monde
Deux jours avant l'adoption de la réforme de la santé aux Etats-Unis, cinq médecins américains se payaient une pleine page de publicité dans le New York Times. "Si votre coiffeur faisait payer la coupe de base en fonction de votre assurance, voici ce que cela donnerait." Suivait une liste de prix très différents selon le type d'assurance santé, des moins chers pour les mieux assurés aux prohibitifs pour les non-assurés.
Que diriez-vous, poursuivaient les médecins, si McDo appliquait aussi ce principe ? Son express "ne figurerait certainement plus à 1 dollar sur son menu !", tant le géant du fast-food devrait payer de bureaucrates pour gérer cet écheveau de coûts différents.
Ces médecins appelaient Barack Obama à faire passer "une loi simplifiée" dont le premier point serait : "Que les prestataires de soins fassent payer à chacun le même tarif pour le même service rendu." Aux assureurs de fixer ensuite leur taux de remboursement.
Cette publicité nous avait touché au coeur. Parce qu'on s'était personnellement heurté au problème. Le docteur B., qui s'occupe d'un de nos genoux récalcitrant, avait plusieurs fois tenté de nous persuader. "Narrez à vos lecteurs ce que vous me racontez, pour qu'ils comprennent qu'en Amérique la santé marche sur la tête."
Evidemment, on ne le faisait pas. Un journaliste n'est pas payé pour raconter ses vaines misères. Mais le docteur B. insistait. Avec la dernière anecdote, il a fini par nous convaincre. Si on peut aider à comprendre dans quel environnement économique, parfois surréaliste, s'est débattue l'administration Obama dans son ambition réformatrice, soit...
L'anecdote, donc : cette semaine, le docteur B. nous demande d'effectuer une imagerie par résonance magnétique (IRM). Serviable, sa secrétaire appelle le service de radiographie de son hôpital. Prudent, au vu de précédentes expériences, nous lui demandons d'en vérifier le coût. La question posée, elle écarquille les yeux, et, chuchotant presque, nous annonce : "2 500 dollars" (1 850 euros). On avait déjà été confronté à cette situation. On lui explique qu'on va se débrouiller autrement.
Trois mois plus tôt, nous avions dû effectuer une première IRM. La préposée du cabinet de radiologie avait posé la question rituelle : "Quel est votre assureur ?" Du contrat passé avec lui dépend le prix de la prestation. On explique, comme d'habitude, disposer de la Sécurité sociale des Français de l'étranger. On montre sa carte. Et, comme chaque fois, on s'entend dire que le cabinet "ne contracte pas" avec cette assurance. On explique alors que l'on payera le service de sa poche, avant de se faire rembourser.
A demi-rassurée, la préposée consulte sa liste des tarifs et vous annonce : "1 650 dollars"... Vous restez coi une seconde. "Mademoiselle, est-ce sérieux ?" On vous regarde comme si vous tombiez de Mars.
"Ça ne va pas, Monsieur ?
- Mademoiselle, à ce tarif-là, j'achète un billet aller-retour pour Paris, j'y fais trois IRM intégralement remboursées et, en plus, j'ai la chance de voir mes enfants !"
Branle-bas de combat. "Asseyez-vous." Manifestement désemparée, la préposée se précipite sur son téléphone. Trois minutes plus tard, elle me rappelle : "460 dollars, ça ira ?"... Payables d'avance, mais ça, on le savait. Vous voilà coi de nouveau. Disons que ça ira, oui. Des amis américains nous l'avaient dit, que la santé, chez eux, c'est "n'importe quoi !" ("nonsense"). On avait eu de multiples occasions de le constater : un spécialiste nous avait déjà pris 550 dollars pour une consultation de dix minutes sans la moindre auscultation ! La santé aux Etats-Unis est le plus souvent un produit soumis aux simples règles de l'offre et de la demande, avec ses acteurs "éthiques" et ses marlous et avec sa grande marge de négociation.
Mais là ? Une même prestation tarifée du simple au quadruple ! On demande une explication. La préposée nous en a donné une. Avouons-le : on n'y a rien compris, tant les termes technico-techniques de l'assurance y abondaient. Voilà pourquoi lorsque, plus tard, l'hôpital nous a demandé non pas quatre mais six fois plus cher, on ne s'est plus étonné. On a simplement dit "non", rappelé le cabinet de radiologie et demandé s'il était possible de bénéficier du même tarif que la fois d'avant. Ce qui nous fut de nouveau accordé. On n'en saura pas plus, les médecins américains de notre connaissance se perdant en conjectures dans leurs exégèses divergentes sur ce cas...
La réforme Obama aura très sensiblement élargi la couverture de la population et mis fin aux abus les plus criants de l'assurance privée : le rejet sans recours des assurés "trop coûteux" étant l'un des pires. Les Etats-Unis sont classés vingt-deuxième sur vingt-six pays riches étudiés dans le dernier bilan santé de l'OCDE.
Selon un récent rapport de la Robert-Wood-Jonhson Foundation, une femme américaine a onze fois plus de risques de mourir pendant sa grossesse ou son accouchement qu'une Irlandaise. Et l'espérance de vie d'un Afro-Américain de La Nouvelle-Orléans est inférieure à celle d'un Hondurien. La réforme Obama devrait permettre aux Etats-Unis de combler progressivement ces retards.
En revanche, et même si la politique tarifaire des assureurs est partiellement contrainte par cette réforme, en laissant globalement intact le coeur du système, que les Etats-Unis sont seuls à pratiquer dans le monde développé, le président "yes we can" ne sera pas parvenu à ébranler ce "n'importe quoi" et ses aspects les plus ubuesques.
Deux jours avant l'adoption de la réforme de la santé aux Etats-Unis, cinq médecins américains se payaient une pleine page de publicité dans le New York Times. "Si votre coiffeur faisait payer la coupe de base en fonction de votre assurance, voici ce que cela donnerait." Suivait une liste de prix très différents selon le type d'assurance santé, des moins chers pour les mieux assurés aux prohibitifs pour les non-assurés.
Que diriez-vous, poursuivaient les médecins, si McDo appliquait aussi ce principe ? Son express "ne figurerait certainement plus à 1 dollar sur son menu !", tant le géant du fast-food devrait payer de bureaucrates pour gérer cet écheveau de coûts différents.
Ces médecins appelaient Barack Obama à faire passer "une loi simplifiée" dont le premier point serait : "Que les prestataires de soins fassent payer à chacun le même tarif pour le même service rendu." Aux assureurs de fixer ensuite leur taux de remboursement.
Cette publicité nous avait touché au coeur. Parce qu'on s'était personnellement heurté au problème. Le docteur B., qui s'occupe d'un de nos genoux récalcitrant, avait plusieurs fois tenté de nous persuader. "Narrez à vos lecteurs ce que vous me racontez, pour qu'ils comprennent qu'en Amérique la santé marche sur la tête."
Evidemment, on ne le faisait pas. Un journaliste n'est pas payé pour raconter ses vaines misères. Mais le docteur B. insistait. Avec la dernière anecdote, il a fini par nous convaincre. Si on peut aider à comprendre dans quel environnement économique, parfois surréaliste, s'est débattue l'administration Obama dans son ambition réformatrice, soit...
L'anecdote, donc : cette semaine, le docteur B. nous demande d'effectuer une imagerie par résonance magnétique (IRM). Serviable, sa secrétaire appelle le service de radiographie de son hôpital. Prudent, au vu de précédentes expériences, nous lui demandons d'en vérifier le coût. La question posée, elle écarquille les yeux, et, chuchotant presque, nous annonce : "2 500 dollars" (1 850 euros). On avait déjà été confronté à cette situation. On lui explique qu'on va se débrouiller autrement.
Trois mois plus tôt, nous avions dû effectuer une première IRM. La préposée du cabinet de radiologie avait posé la question rituelle : "Quel est votre assureur ?" Du contrat passé avec lui dépend le prix de la prestation. On explique, comme d'habitude, disposer de la Sécurité sociale des Français de l'étranger. On montre sa carte. Et, comme chaque fois, on s'entend dire que le cabinet "ne contracte pas" avec cette assurance. On explique alors que l'on payera le service de sa poche, avant de se faire rembourser.
A demi-rassurée, la préposée consulte sa liste des tarifs et vous annonce : "1 650 dollars"... Vous restez coi une seconde. "Mademoiselle, est-ce sérieux ?" On vous regarde comme si vous tombiez de Mars.
"Ça ne va pas, Monsieur ?
- Mademoiselle, à ce tarif-là, j'achète un billet aller-retour pour Paris, j'y fais trois IRM intégralement remboursées et, en plus, j'ai la chance de voir mes enfants !"
Branle-bas de combat. "Asseyez-vous." Manifestement désemparée, la préposée se précipite sur son téléphone. Trois minutes plus tard, elle me rappelle : "460 dollars, ça ira ?"... Payables d'avance, mais ça, on le savait. Vous voilà coi de nouveau. Disons que ça ira, oui. Des amis américains nous l'avaient dit, que la santé, chez eux, c'est "n'importe quoi !" ("nonsense"). On avait eu de multiples occasions de le constater : un spécialiste nous avait déjà pris 550 dollars pour une consultation de dix minutes sans la moindre auscultation ! La santé aux Etats-Unis est le plus souvent un produit soumis aux simples règles de l'offre et de la demande, avec ses acteurs "éthiques" et ses marlous et avec sa grande marge de négociation.
Mais là ? Une même prestation tarifée du simple au quadruple ! On demande une explication. La préposée nous en a donné une. Avouons-le : on n'y a rien compris, tant les termes technico-techniques de l'assurance y abondaient. Voilà pourquoi lorsque, plus tard, l'hôpital nous a demandé non pas quatre mais six fois plus cher, on ne s'est plus étonné. On a simplement dit "non", rappelé le cabinet de radiologie et demandé s'il était possible de bénéficier du même tarif que la fois d'avant. Ce qui nous fut de nouveau accordé. On n'en saura pas plus, les médecins américains de notre connaissance se perdant en conjectures dans leurs exégèses divergentes sur ce cas...
La réforme Obama aura très sensiblement élargi la couverture de la population et mis fin aux abus les plus criants de l'assurance privée : le rejet sans recours des assurés "trop coûteux" étant l'un des pires. Les Etats-Unis sont classés vingt-deuxième sur vingt-six pays riches étudiés dans le dernier bilan santé de l'OCDE.
Selon un récent rapport de la Robert-Wood-Jonhson Foundation, une femme américaine a onze fois plus de risques de mourir pendant sa grossesse ou son accouchement qu'une Irlandaise. Et l'espérance de vie d'un Afro-Américain de La Nouvelle-Orléans est inférieure à celle d'un Hondurien. La réforme Obama devrait permettre aux Etats-Unis de combler progressivement ces retards.
En revanche, et même si la politique tarifaire des assureurs est partiellement contrainte par cette réforme, en laissant globalement intact le coeur du système, que les Etats-Unis sont seuls à pratiquer dans le monde développé, le président "yes we can" ne sera pas parvenu à ébranler ce "n'importe quoi" et ses aspects les plus ubuesques.
mardi 30 mars 2010
Dîner du 30 Mars: Pourquoi la France jouit-elle d’un tel traitement de faveur ?
Le couple Sarkozy sera invité à dîner à la Maison-Blanche le 30 mars. Un honneur rarement accordé, qui laisse perplexe la presse britannique. De quoi vont-ils parler, alors que Nicolas ne peut pas aligner plus de trois mots en anglais ?
Nicolas Sarkozy et Barack Obama accompagnés de leurs épouses respectives à Strasbourg lors de la célébration des 60 ans de l'OTAN, le 3 avril 2009
Après plusieurs cruelles déceptions, le rêve du président français de supplanter la perfide Albion dans le cœur de l’Amérique est en passe de devenir réalité. Le 30 mars, Nicolas et Carla Sarkozy auront l’immense privilège de dîner avec Barack et Michelle Obama dans leurs appartements privés de la Maison-Blanche. L’invitation est assez rare pour être mentionnée. Rappelons que Gordon Brown et Angela Merkel ont eu à se contenter d’une simple conversation dans le Bureau ovale. L’inusable Sarkozy est donc tout excité à l’idée de pouvoir enfin passer le sel au couple le plus célèbre de la planète. Bien avant l’élection d’Obama, il avait fait fonctionner à plein régime ses réseaux diplomatiques pour essayer de s’attirer les faveurs du futur président. Au début, ce ne fut pas une réussite. Les clichés de Sarkozy, juché sur la pointe des pieds pour ne pas paraître trop petit à côté d’Obama, lors d’un sommet de l’OTAN en mars 2009 ont été une première humiliation, mais le coup le plus dur était encore à venir. En juin 2009, le chef d’Etat américain a en effet refusé de dîner à l’Elysée pour emmener Michelle au restaurant.
Après tant d’occasions ratées, le dîner du 30 mars est accueilli à Paris comme un succès diplomatique. Le président américain jouit d’un statut de héros dans les banlieues françaises, et c’est sans doute ce qui plaît tant à Sarkozy. Mais, pour les diplomates français, cette rencontre n’est pas seulement l’occasion pour Sarkozy de remonter dans les sondages. L’Iran, l’Afghanistan et la crise économique sont autant de sujets à aborder. Pourtant, malgré tous les efforts de Carla, Nicolas Sarkozy parle mal anglais. Il a récemment accueilli Hillary Clinton sur le perron de l’Elysée en s’excusant, parlant de la météo, du bad time [“mauvais temps” dans le sens de “mauvais horaire”] au lieu du bad weather. Or, contrairement à leurs époux, les femmes sont très complices. Ainsi, non seulement elles feront la conversation, mais elles risquent aussi d’accaparer toute l’attention. Depuis leur entrée sur la scène politique, les sommets internationaux sont devenus de vrais défilés de mode, leurs tenues étant inlassablement commentées par les médias.
Ce tapis rouge déroulé à Sarkozy risque de faire grincer des dents à Londres – depuis toujours le plus sûr allié des Etats-Unis en Europe. Pourquoi la France jouit-elle d’un tel traitement de faveur ? La volonté d’un rapprochement franco-américain était devenue, selon certains, une obsession pour Sarkozy. Mais les Américains y étaient peu réceptifs, méfiants envers lui. Déçu par la froideur d’Obama, Sarkozy a alors laissé libre cours à sa rancœur, critiquant la faiblesse du président américain lors des pourparlers sur le climat. Dépité, il est allé chercher du réconfort auprès de la Russie. Il a accueilli début mars le président Medvedev à Paris, et accepté de vendre quatre navires de guerre au Kremlin. Ce rapprochement avec Moscou n’a pas pu échapper à Washington. Oui, à y regarder de plus près, les hommes pourraient bien avoir autant de choses à se dire que leurs femmes.
The Sunday Times
Nicolas Sarkozy et Barack Obama accompagnés de leurs épouses respectives à Strasbourg lors de la célébration des 60 ans de l'OTAN, le 3 avril 2009
Après plusieurs cruelles déceptions, le rêve du président français de supplanter la perfide Albion dans le cœur de l’Amérique est en passe de devenir réalité. Le 30 mars, Nicolas et Carla Sarkozy auront l’immense privilège de dîner avec Barack et Michelle Obama dans leurs appartements privés de la Maison-Blanche. L’invitation est assez rare pour être mentionnée. Rappelons que Gordon Brown et Angela Merkel ont eu à se contenter d’une simple conversation dans le Bureau ovale. L’inusable Sarkozy est donc tout excité à l’idée de pouvoir enfin passer le sel au couple le plus célèbre de la planète. Bien avant l’élection d’Obama, il avait fait fonctionner à plein régime ses réseaux diplomatiques pour essayer de s’attirer les faveurs du futur président. Au début, ce ne fut pas une réussite. Les clichés de Sarkozy, juché sur la pointe des pieds pour ne pas paraître trop petit à côté d’Obama, lors d’un sommet de l’OTAN en mars 2009 ont été une première humiliation, mais le coup le plus dur était encore à venir. En juin 2009, le chef d’Etat américain a en effet refusé de dîner à l’Elysée pour emmener Michelle au restaurant.
Après tant d’occasions ratées, le dîner du 30 mars est accueilli à Paris comme un succès diplomatique. Le président américain jouit d’un statut de héros dans les banlieues françaises, et c’est sans doute ce qui plaît tant à Sarkozy. Mais, pour les diplomates français, cette rencontre n’est pas seulement l’occasion pour Sarkozy de remonter dans les sondages. L’Iran, l’Afghanistan et la crise économique sont autant de sujets à aborder. Pourtant, malgré tous les efforts de Carla, Nicolas Sarkozy parle mal anglais. Il a récemment accueilli Hillary Clinton sur le perron de l’Elysée en s’excusant, parlant de la météo, du bad time [“mauvais temps” dans le sens de “mauvais horaire”] au lieu du bad weather. Or, contrairement à leurs époux, les femmes sont très complices. Ainsi, non seulement elles feront la conversation, mais elles risquent aussi d’accaparer toute l’attention. Depuis leur entrée sur la scène politique, les sommets internationaux sont devenus de vrais défilés de mode, leurs tenues étant inlassablement commentées par les médias.
Ce tapis rouge déroulé à Sarkozy risque de faire grincer des dents à Londres – depuis toujours le plus sûr allié des Etats-Unis en Europe. Pourquoi la France jouit-elle d’un tel traitement de faveur ? La volonté d’un rapprochement franco-américain était devenue, selon certains, une obsession pour Sarkozy. Mais les Américains y étaient peu réceptifs, méfiants envers lui. Déçu par la froideur d’Obama, Sarkozy a alors laissé libre cours à sa rancœur, critiquant la faiblesse du président américain lors des pourparlers sur le climat. Dépité, il est allé chercher du réconfort auprès de la Russie. Il a accueilli début mars le président Medvedev à Paris, et accepté de vendre quatre navires de guerre au Kremlin. Ce rapprochement avec Moscou n’a pas pu échapper à Washington. Oui, à y regarder de plus près, les hommes pourraient bien avoir autant de choses à se dire que leurs femmes.
The Sunday Times
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