samedi 26 novembre 2011

Strasbourg: Premier livre d’art pour iPad


Le premier livre d’art numérique conçu pour tablette multimédia, dans ce cas l’iPad, est né à Strasbourg. Il est consacré aux 70 derniers jours de Van Gogh et a la double caution d’Adobe et d’Apple.

Des livres numériques, des livres numérisés qu’on peut lire sur une tablette ou une liseuse… On connaît. Ce qui n’avait pas encore été mis sur le marché, c’est un livre d’art conçu et réalisé très spécifiquement pour une tablette multimédia. Qui conjugue tous les médias qu’on peut faire entrer dans ce support : texte, images, vidéos, son, applications interactives.

« Le rêve de Van Gogh », titre de l’ouvrage, est donc à la fois une prouesse technique, un pari éditorial et une idée originale. Il rassemble, comme tout bon projet, des compétences multiples, celles d’un historien de l’art, spécialiste de Van Gogh dont il a transcrit la correspondance, Wouter Van der Veen, d’un graphiste et typographe, Loïc Sander, et d’un journaliste et réalisateur, collaborateur d’Alsace 20, Fouzi Louahem. Tous les trois sont Strasbourgeois.

Isoler les couleurs primaires sur une toile, associer un tableau et son croquis…
Tout est parti il y a neuf mois environ, d’un coup de foudre pour la tablette d’Apple, l’iPad, Le traitement quasi-parfait de la surface lumineuse, la qualité des images et du rendu typographique séduisent les trois hommes en même temps qu’arrive le coup de fil d’un homme, Dominique-Charles Janssens, propriétaire depuis 27 ans de l’Auberge Ravoux à Auvers-sur-Oise, où Van Gogh vécut ses derniers jours avant de succomber à une blessure par balle, dans sa minuscule chambre mansardée.

Dans une de ses toutes dernières lettres à son frère Théo, Vincent Van Gogh écrit : « Un jour ou un autre, je crois que je trouverai moyen d’organiser une exposition à moi dans un café » (6 juin 1890). L’institut Van Gogh d’Auvers-sur-Oise poursuit ce rêve depuis des années. Et c’est cette histoire, en même temps que les 70 derniers jours de Van Gogh durant lesquels il peignit 80 tableaux, que raconte ce livre d’art numérique qui sort en deux versions, américaine et française.

Il s’agit d’un livre, donc il a une page de garde, un titre, des chapitres. « C’est un univers clos, qui appartient à son utilisateur », insiste Wouter Van der Veen. On peut y découvrir les 80 tableaux (reproductions faites par Arthenon), dont deux sont associés à des applications totalement inédites : elles permettent d’isoler sur la reproduction d’une toile les couleurs primaires et font apparaître le traitement très particulier qu’en a l’artiste. Ailleurs, vous trouverez un lien caché qui mène d’un tableau au croquis s’y rapportant. Le livre recèle aussi de nombreuses vidéos (90 min). Le lecteur fait défiler les contenus par effleurement vertical ou horizontal, bien évidemment.

Les trois associés, qui ont fondé pour l’occasion une société, MNESTRA (Manufacture Numérique d’Edition Strasbourgeoise), dont c’est le premier ouvrage, ont créé de toutes pièces l’objet virtuel, en fait une application, vendue sur l’App Store américain depuis jeudi et à partir du 8 décembre sur l’App Store européen, pour la somme de… 7,99 euros. Si vous possédez un iPad.

« Aucun de nous n’est développeur. Nous avons découvert au printemps un nouveau logiciel qu’Adobe mettait en test, Digital Publishing Suite. Nous avons soumis notre projet et avons été retenus comme testeurs. C’est un outil tout à fait particulier, qui permet de créer le contenu et l’application pour tablette ».

Les Strasbourgeois à Miami le 29 novembre

Si le succès éditorial n’est pas encore au rendez-vous, les deux grandes sociétés américaines ne doutent pas de l’intuition des trois Strasbourgeois : ils ont été invités à Art Basel, à Miami, le 29 novembre, par Adobe, pour le lancement de la version américaine de leur livre. Et à l’Apple Store Opéra à Paris pour le lancement européen de la version version française le 25 janvier.

http://www.dna.fr/culture/2011/11/26/van-gogh-en-version-multimedia

mercredi 23 novembre 2011

Chevron


Chevron: Le nom est porté en Savoie et dans les départements voisins (38, 69). Diminutif : Chevronnet. Il peut s'agir d'un nom de personne latin (Capronius, dérivé de capra = chèvre ou de caper = bouc), mais Chevron est aussi un toponyme, nom d'un hameau et d'un important fief médiéval à Mercury (73), village où un autre petit hameau s'appelle Chevronnet. Le lieu de Chevron est mentionné en 1132 sous la forme Cabridunum (Chabriduni en 1149), où on reconnaît le gaulois "dunum" (= forteresse), le premier élément pouvant être le nom d'homme Gabros.

http://jeantosti.com/noms/c6.htm

vendredi 18 novembre 2011

Pour en finir avec les faux exemples sur le féminisme aux Etats-Unis

Un homme et une femme ne peuvent pas prendre l'ascenseur ensemble. La porte d'un bureau doit toujours être ouverte. On ne peut pas avoir de relations sexuelles entre collègues. Les clichés français sur les rapports hommes/femmes outre-Atlantique sont faux.

Quand on commence à parler de féminisme aux Etats-Unis, certains commentateurs ont une réponse toute prête: de toutes façons là-bas, les hommes évitent de monter dans un ascenseur seuls avec une femme de peur de se faire accuser de harcèlement sexuel... Est-ce qu'on veut vraiment vivre dans une telle société? Depuis l'affaire DSK et les débats qu'elle a engendrés, ce commentaire apparaît régulièrement au bas d'articles sur les sites du Nouvel Observateur, Libération, Le Figaro, Les Echos, ou encore Slate.fr.

La fable de l'ascenseur se retrouvait cet été sous la plume de Pascal Bruckner dans Le Monde («ne pas prendre l'ascenseur seul avec l'une d'elles»), ainsi que dans des articles a priori sérieux comme une liste des «six impairs à éviter aux Etats-Unis» publiée par L'Entreprise.com («un homme ne doit pas rester seul avec une femme dans un ascenseur») ou encore un éditorial de La Tribune qui se demandait en mai dernier: «À l'instar des pays anglo-saxons, un manager sera-t-il contraint demain de toujours laisser la porte de son bureau ouverte, principalement lorsqu'il y reçoit une femme? Évitera-t-il de monter dans un ascenseur avec une femme seule?»

Répétez cette histoire aux Etats-Unis, et personne ne comprendra de quoi vous parlez. Non, les hommes américains ne voient pas les passagères d'ascenseur comme des accusatrices en puissance. On pourrait d'ailleurs rétorquer que la grande majorité des ascenseurs sont dotés de caméras, ce qui devrait calmer toutes ces supposées mythomanes (difficile de mentir quand il y a une preuve vidéo).

Tout cela a probablement commencé par une plaisanterie, avant de devenir un pseudo argument pour ridiculiser les féministes, notamment utilisé cet été par le journaliste Michel Crépu:

«Une certaine Mrs. Scott, autorité du féminisme américain qu'il est impossible de croiser dans l'ascenseur sans en sortir coupable.»

Si la lutte contre le sexisme mène à de telles absurdités, alors faisons bien attention avant d'essayer de changer les choses! Telle est la logique du mythe de l'ascenseur. Pourtant en France, on est encore bien loin des réactions excessives. Le sénateur-maire Jacques Mahéas condamné en 2009 pour agression sexuelle sur une employée municipale s'en est tiré avec une amende, et n'a été poussé à démissionner du PS que dans le climat post-14 mai.

On peut aussi lire les témoignages qui fleurissent désormais sur des sites comme Le.Dire et Vie de Meuf. Nombreuses sont celles qui finissent par chercher un autre travail plutôt que de confronter l'homme qui les harcèle.

Il est vrai qu'aux Etats-Unis, montrer des seins nus dans un film mène souvent à une interdiction aux moins de 13 ans, et que faire du topless est interdit sur la plupart des plages. Mais est-ce que cela veut dire que les femmes doivent porter des tenues strictes au travail, comme le laisse penser l'article de L'Entreprise («chemisiers boutonnés jusqu'au cou») ou celui de Bruckner («éviter les tenues trop seyantes»)?

Absolument pas. En général, les critiques de l'Amérique puritaine mettent beaucoup de choses qui n'ont rien à voir dans le même sac: les pasteurs qui défendent l'abstinence, la rareté des plages nudistes et les lois contre le harcèlement sexuel. Une liste qui permet selon eux d'en déduire que tout conspire à réprimer l'érotisme.

En ce qui concerne l'idée selon laquelle les hommes ne doivent pas fermer la porte quand ils sont seuls avec une femme, on est de nouveau dans l'erreur.

Pas de bureau fermé?

«Je n'ai jamais entendu dire qu'il ne fallait pas être dans un bureau fermé avec un homme», explique Manuelle Charbonneau, une Française qui travaille en Californie dans le secteur des ressources humaines. En tant que coach qui conseille des cadres, elle passe son temps à avoir des discussions confidentielles avec des hommes dans des pièces fermées.

A l'université, il est vrai que certains professeurs laissent la porte de leur bureau ouverte, mais il ne s'agit pas d'une règle officielle, contrairement à ce que dit Bruckner qui décrit un climat de peur dans lequel les conversations entre professeur et élève sont enregistrées. La sensibilisation au harcèlement sexuel est certes importante à la fac, mais elle ne mène pas nécessairement à de la paranoïa. «En plus de sept ans à Columbia et à Berkeley, je n'ai jamais entendu de plainte, ni directement, ni autour de moi», explique Emmanuel Letouzé, un économiste et dessinateur français installé aux Etats-Unis.

Le harcèlement est conçu dans le droit américain comme une forme de discrimination, et le but de la loi n'est pas la promotion de la pudibonderie. On comprend mieux cette approche juridique si on explore les autres formes de harcèlement qui sont aussi prises très au sérieux.

Si un de vos collègues se moquait systématiquement de vos origines chinoises, ou de votre homosexualité et que cela rendait votre journée de travail invivable, on serait aussi dans une situation de harcèlement. La loi permet aussi aux hommes de poursuivre des femmes (ou d'autres hommes) pour harcèlement sexuel, ce qu'ils font dans environ 16% des cas.

Aux Etats-Unis, la défense des «droits civiques» –et les poursuites judiciaires qui en découlent– est utilisée depuis les années 1960 comme un moyen de corriger les inégalités. Ce n'est pas un système parfait, et il n'agit pas assez efficacement contre les inégalités sociales, mais il n'est pas le fait de législateurs qui veulent extirper l'érotisme de la société.

Contrairement à ce que laisse entendre le papier de L'Entreprise, une blague ou une remarque ne suffisent pas à déclencher une procédure juridique. C'est écrit noir sur blanc sur le site de la commission pour l'égalité des chances (EEOC) et la jurisprudence le confirme:

«La loi n'interdit pas les plaisanteries, les commentaires ou les incidents isolés... le harcèlement est illégal quand il est si fréquent et sévère qu'il crée un environnement hostile.»


De plus, les fausses accusations sont lourdement punies. La commission fédérale qui s'était associée à deux plaignantes dans un cas de harcèlement sexuel contre un cabinet d'avocat de Californie a dû payer un million de dollars à l'entreprise quand il s'est avéré que les accusations étaient infondées et que l'enquête avait été mal menée.

Dans l'article de La Tribune, l'éditorialiste va même jusqu'à évoquer des restaurants d'entreprise avec espaces homme/femme séparés pour bien montrer les excès du puritanisme américain. Quelles compagnies pratiquent cela? Pas d'exemples disponibles. Aux Etats-Unis, personne n'en a entendu parler. Une journaliste du Wall Street Journal spécialiste du monde du travail pense qu’il est possible que certaines femmes se rassemblent entre elles de manière informelle pour manger, mais qu’il est presque impossible que ce soit l’employeur qui établisse des frontières.

De même, affirmer comme le fait Bruckner, que les employés américains «doivent s'engager à ne pas nouer de relations intimes entre collègues à moins de les conclure par un mariage» est complètement faux.

Un jeune Français qui travaille dans une start-up à New York parle de couples qui se sont formés au travail «sans que cela ne dérange personne», et Emmanuel Letouzé évoque les «coucheries et tromperies entre collègues» à la fac.

Est-ce si difficile de faire la différence?

Ce faux exemple est particulièrement trompeur car il laisse penser que les patrons veulent interdire la sexualité de leurs employés. Or ce qui intéresse la direction, c'est que les relations intimes ne dégénèrent pas en abus de pouvoir ou chantage, car s'il apparaît que les responsables ont laissé le climat se détériorer, c'est la compagnie qui devra payer des dédommagements.

Est-il si difficile de voir la nuance entre répression puritaine et lutte contre l'abus de pouvoir? Si Martine aime regarder des films pornographiques chez elle, très bien. Si son patron lui envoie systématiquement des images porno et lui pose des questions sur sa vie sexuelle, il devient difficile pour elle de continuer à travailler sereinement.

Une certaine critique française des dispositifs contre le harcèlement sexuel aux Etats-Unis est d'ailleurs assez proche du discours conservateur américain. Le sénateur Rand Paul, membre du Tea Party, réagissait récemment aux accusations de harcèlement sexuel contre le candidat républicain Herman Cain en déplorant que «les gens hésitent maintenant à faire des blagues au travail», une description exagérée qui est très répétée en France.

On est loin de cette «alliance du féminisme et de la droite républicaine» dont parle Bruckner. En fait, le seul terrain sur lequel on trouve une convergence (pour des motifs différents) est celui de la critique de la pornographie. Lorsqu'une proposition de loi anti-porno avait été proposée au Congrès (sans aboutir) en 1991, le projet était soutenu par des conservateurs religieux et par certaines associations féministes, même si d'autres y étaient opposées.

En ce qui concerne la façon dont les Etats-Unis luttent contre les discriminations contre les femmes, on préfère souvent en France s'arrêter à un flou artistique, et les inexactitudes sont répétées tranquillement. Certes, cette approche juridique n’est pas une panacée, et elle n’a pas permis d'obtenir l'égalité salariale absolue, ni des congés maternité adéquats.

Par contre, elle a permis aux femmes d'être prises au sérieux au travail. La journaliste du New York Times Gail Collins se souvient d’un changement d’ambiance rapide dans les années 1970, lorsque les remarques du style «t'es de mauvaise humeur parce que t'as tes règles?» se sont fait plus rares. L'évolution culturelle avait été accélérée par le droit.

D'accord pour débattre des limites de l’approche américaine, mais pas en parlant de bureaux et de facs où le flirt est hors-la-loi.(...)

http://www.slate.fr/story/46401/feminisme-etats-unis-mythe-ascenseur

Poll finds French not so chauvinistic after all

WASHINGTON (AFP) - France's reputation for chauvinism took a hit on Thursday from an opinion poll that revealed that only 27 per cent of its people think French culture is better than all others.

In fact, 73 per cent of French respondents to the ongoing Pew Research Center survey of US and European attitudes disagreed that 'our culture is superior to others', the polling institute reported.

Forty-nine per cent of Americans believed US culture was the best, even if 'our people are not perfect', followed by Germans at 47 percent, Spaniards at 44 per cent and Britons at 32 per cent.

But, when set against past surveys, it appears 'Americans are now far less likely to say that their culture is better than others; six-in-10 Americans held this belief in 2002 and 55 percent did so in 2007', the pollsters said.

William Sylvester "Harley"

Où l'on apprend que ce nom est originaire de l'Aisne


http://www.nom-famille.com/nom-harley.html

http://www.geneanet.org/archives/ouvrages/?action=search&book_type=livre&rech=harley&country=FRA®ion=IDF&subregion=F75&book_lang=fr&lang=fr

http://jeantosti.com/noms/h1.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Harly

http://fr.wikipedia.org/wiki/Huguenot

http://www.egliseprotestantelondres.org.uk/fr/histoire/influence-huguenots



Juneau Avenue is Harley-Davidson's corporate headquarters. It is the site where the first factory - a wooden shed - was built in 1903 in the backyard of the William C. Davidson family home.

Google Doodle - Louis Daguerre